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Un quart de la population polynésienne en dessous du seuil de pauvreté

". Une étude récente menée sur la pauvreté des ménages à Tahiti et Moorea a fait l'objet, mercredi, d'une conférence publique au siège du CESC, à Papeete. Malgré que la Polynésie française demeure "un pays à revenu élevé", cette enquête démontre que 27,6% de la population de ses deux îles les plus peuplées dispose d'un revenu situé en dessous du seuil de pauvreté monétaire relatif.
Pendant plus de deux heures, ils ont commenté les résultats d'un travail de cent pages qui démontre qu'en 2009, la pauvreté monétaire relative touche plus d'un quart de la population des deux îles les plus peuplées de la Polynésie française. L'étude indique en effet, chiffres à l'appui, que 17,9% des ménages de ces îles (comprenant 27,6% de la population) ont un revenu qui se trouve en dessous du seuil de pauvreté relatif de 2009 (établi à 48.692 Fcfp/mois et par unité de consommation).En fait, précisent encore les auteurs de cette synthèse, "si on utilise un seuil de pauvreté ancré à son niveau de 2001 (corrigé de l'inflation), alors l'incidence de la pauvreté serait de 32% des ménages en 2009". Inégalités des revenus : "un niveau proche des pays latino-américains" Cette étude démontre également des inégalités de revenus entre les ménages. Selon un indice les mesurant – l'indice de Gini – on atteint à Tahiti et Moorea "un niveau proche des pays latino-américains et très au-dessus de celui de la France métropolitaine". Là aussi les chiffres sont éloquents : "les 20% des ménages polynésiens les plus riches captent près de la moitié (47%) du revenu total des ménages, tandis que 20% des ménages les plus pauvres en reçoivent à peine 6%". Des inégalités expliquées en grande partie "en raison de l'absence des mécanismes compensatoires ou redistributifs opérant à travers les prestations familiales et la fiscalité directe sur les revenus".

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Commentaires

1. Le jeudi 11 mars 2010 à 23:37, par JL

Papapenu ,
Le fric de anuanua , rocklandss, milliards du GIE auraient diminue le nombre de pauvres . ECOEURANT , CRIMINEL , CRUEL !!!!!

2. Le vendredi 12 mars 2010 à 00:25, par Moorea

Une récente étude montre qu’au moins 55 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté en Polynésie sur une population totale de 260 000 habitants. 20% des ménages les plus riches perçoivent près de la moitié de revenus totaux. Les trois quarts des aides sociales sont versées à des ménages “non pauvres''.

55 000 MAOHIS QUI NE PRENDRONT JAMAIS ATN !!!!!!!!!!!

3. Le vendredi 12 mars 2010 à 10:30, par Phil

Il y a surement des trucs vrais dans ce rapport mais quand je lis que l'inégalité en Polynésie a "un niveau proche des pays latino-américains", moi, qui ai habité huit ans au Brésil, j'ai un peu des doutes, franchement. Au lieu de payer pour des études de ce genre (au fait combien ça a coûté?), pourquoi ne pas FAIRE quelque chose pour les pauvres? Ce serait mieux, non?

"Quand on veut enterrer un problème, on créé une commission" disait Clémenceau. Voilà, c'est fait!

4. Le vendredi 12 mars 2010 à 19:00, par PasTatipasTata

L'étude a été financée par l'Agence française de développement. Pas la peine de se lamenter sur l'argent investi dans les SEM ou autres achats.

L'important, comme en tout, c'est de tirer les enseignements qui sortiront de l'étude définitive quand elle sera publiée. Je pense notamment à la répartition des allocations familiales. La Polynésie doit-elle continuer à verser le même montant d'allocation aux familles de Smicars et aux gens qui gagnent beaucoup d'argent. La réponse est dans la question, tout comme elle est dans le fait que, comme le souligne le rapport d'étape de l'étude, 3/4 des aides sociales (allocs) vont vers ceux qui n'en ont pas vraiment besoin.

A ma connaissance, la réforme des prestations sociales fait partie de la réforme de la PSG. Il suffit donc de se mettre vraiment au boulot et ne prendre cette étude que comme un outil et pas se contenter de propos démagogiques pour dire que si on n'avait pas acheté Anuanuraro ou le Rocklands, les pauvres s'en porteraient mieux.

5. Le vendredi 12 mars 2010 à 19:38, par HuahineMan

e muri atu, e moni noa hia atu te feia moni, e veve noa hia atu te feia veve...
et demain, les riches seront encore plus riches, les pauvres encore plus pauvres...

6. Le samedi 13 mars 2010 à 02:43, par MAMARORO

E te mau nuna'a e, a tia, fa'aea te inu ite ava, e te puhipuhi ite ava'ava taero !!!

E huri i nia ite Fatu e tona Metua, e noa mai ia outou te itoito, te puai e te maramarama. Aita tu e ravea maoti ra to oe faro'o.

Rahi anae i te tiaturi ite ta'ata tera hoa te noa mai, e pohe ite poia, aita hoa ia e tai ra'a !!!

RohiRohi.....

7. Le samedi 13 mars 2010 à 15:25, par Taratoni

Chez vous, la fiscalite indirecte est la plus injuste qui soit. Avec cette taxe, proportionellement a leur revenu, les pauvres paient beaucoup plus d'impots que les classes moyennes ou riches. Seul un impot sur le revenu peut restaurer une justice sociale et une solidarite que la Polynesie a grandement besoin.

8. Le samedi 13 mars 2010 à 21:41, par hinarapa no tahaa

Peu importe ce que cette étude à coûté, mais était-elle nécessaire?

À l'époque où fut instaurée la PSG, 60.000 personnes se trouvaient sous le seuil de pauvreté (voir les relevés de la CPS), mais ce qui est scandaleux aujourd'hui, c'est qu'il se trouve beaucoup de gens qui profitent de cette situation pour engranger.

Rechercher les solutions pour éviter l'effondrement de cette caisse, qui serait dramatique pour toutes ces familles nécessiteuses, doit être la priorité!

S'il est vrai que beaucoup de ces gens là sont montrés du doigt, accusés d'être des drogués et des alcooliques, la société n'en serait-elle pas responsable?

Oui nous nous devons de trouver les solutions pour pourvoir à ces lacunes, en dehors du travail énorme mené par toutes les églises, qu'elles en soient remercier, mais que peux-t-on y faire, si ce n'est de mettre en oeuvre une vrai politique de développement qui permettrait à toutes ces familles originaires des archipels de retrouver l'espoir d'un meilleur être, qui existe dans les îles, sauf si dans l'esprit de nos dirigeants, ces gens doivent être maintenus dans cette situation en raison de leur aptitude à bien voter?

Il nous faut impérativement arrêter de les considérer comme tel, et imaginer une autre politique pour notre fenua, l'époque du CEP est révolu et nos dirigeants devraient plutôt se consacrer à une autre politique que celle d'antan, et voir à obtenir du gouvernement central l'aide nécessaire au retour et à leur installation qui réduirait certainement leur souffrance?

Comme on ne peut refaire le monde, que les erreurs du passé nous permettent de mieux appréhender l'avenir serait peut être la solution! On peut rêver n'est ce pas?

La fermeture de plusieurs sociétés, doit interroger nos dirigeants pour qu'ils nous trouvent les solutions adéquates à une relance et les assises de la fiscalité doit être mise en oeuvre afin de définir réellement notre capacité de financement, et avoir le courage de remettre en cause le fonctionnement de nos institutions et de notre administration! Là, c'est une autre histoire.

Faarii mai te tapao o tou nei here e te aroha!

9. Le dimanche 14 mars 2010 à 19:55, par Avera

Papapenu ,

La pauvrete est un probleme qui durera a moins qu'on arrive a avoir 500 000 touristes par an , mais comment faire ??????????

Plusieurs de mes posts n'ont pas ete publies !!!

10. Le dimanche 14 mars 2010 à 20:30, par JL

On le sait mais on fait rien !!!!!!!!!!!!!
Des inégalités expliquées en grande partie "en raison de l'absence des mécanismes compensatoires ou redistributifs opérant à travers les prestations familiales et la fiscalité directe sur les revenus".

11. Le lundi 15 mars 2010 à 00:28, par poreho de Paihoro

hello ,
vous comprenez pourquoi les populations des autres outres mers , ne veulent pas de l'autonomie !!!! mais les politiques , ils s'en regalent !! notament les autonomistes !!!! les riches , plus riches, les pauvres , plus pauvres , grosse fracture social !!!!

croyez vous vraiment que les demis qui sont au controle de ce péi , vont faire une loi qui rétablirai l'équité ? qui va puiser sur leurs revenus, pour combler la pauvreté ???? mais a leurs yeux , si il y a des pauvres , des sdf, c'est que ce sont des fainéants, des ignorants , des paresseux !!!!! tant qu'ils seront au controle du péi , ne revez pas , la fracture social se creusera, et ils continueront a se partager le gateau , l'autonmie c'est la liberté de faire des lois au profit d'un clan de priviligiés!!!

12. Le lundi 15 mars 2010 à 09:33, par HuahineMan

e muri atu a, no te rahiroaraa o te aanoraa e vai ra i rotopu i te nunaa moni, te tuhaa iti ia, e te nunaa veve, te tuhaa rahi ia, oia ia te huru oraraa totiare o ta te mau faatere porotita e aupuru e e faanaho noa ra, e paaina mai, mea papu roa, te taupupuraa, te titoraa, te peapea e te orureraa...
et après-demain, la fracture sociale s'étant bien élargie entre les plus riches, la petite portion de la population, et les plus pauvres, la portion la plus importante, situation volontairement entretenue et renforcée par les gouvernants politiques, éclateront inéluctablement, les troubles, les affrontements, les querelles et les violences...

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