Tahiti Liberation - To Tato'u Tiamaraa

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Falletta veut sauver le soldat Tourisme

PROJET. Franck Falletta, Pdg de Tahiti Nui Travel, mène une grande opération pour "sauver le tourisme". Au programme le rachat de 14 hôtels (voire plus) sur toute la Polynésie, la création de nouveaux établissements, un film en 3D pour promouvoir la Polynésie, et l'arrivée de nouvelles compagnies aériennes.
Quel est votre projet pour le tourisme ? "Nous sommes un groupe national et international, vu la conjoncture du tourisme polynésien, nous avons pris contact avec mes associés pour voir comment solutionner le problème. Le tourisme est un problème grave actuellement. Il ne faut pas oublier qu'il y a 11 500 familles qui travaillent dans le tourisme sur toute la Polynésie. Nous sommes en train de trouver des solutions. Nous allons racheter toute une panoplie d'hôtels, 14 en tout, mais on va aller plus loin. C'est pour avoir une force vis-à-vis de l'aérien et des tour-opérateurs. En ce moment, il y a plusieurs groupes d'hôtels mais ils sont indépendants et n'ont aucune force." Vous souhaitez créer un groupe ? "Nous avons dans notre corbeille de l'argent, des compagnies aériennes, toute l'infrastructure hôtelière parce que nous avons des hôtels à l'étranger, on aura une force, une synergie. Nous avons des hôtels à Hawaii donc on va essayer d'orienter des touristes de là-bas vers la Polynésie, avec une liaison aérienne direct plus conséquente. On a un programme important pour relancer le tourisme immédiatement. Il faut avoir des moyens. Avec Transcash (société américaine de monétique dont Franck Falletta est le président), on a des plateformes dans 174 pays donc on est présents sur le marché. On a déjà travaillé avec les plus gros opérateurs du monde. Nous avons les moyens." Quel est ce programme ? "Réunir autour d'une grande entreprise polynésienne, dont je serai le directeur général, tous les hôtels plus le groupe Tahiti Nui Travel. Nos investisseurs américains vont mettre 40 milliards de Fcfp. Nous allons renouveler et relooker le parc hôtelier et lui donner une dimension inter­nationale. On va travailler en pool avec Air Tahiti Nui parce qu'on est actionnaire. Dans l'entreprise, il y aura des investisseurs américains, les hôteliers, Tahiti Nui Travel... on va essayer de faire participer tout le monde. Ça, c'est la première approche qu'on a eu avec les hôteliers à Los Angeles, la semaine dernière." Comment réagissent-ils à cette idée ? "Certains y sont favorables, on leur a donné 15 jours pour réfléchir. D'autres, qui font partie de grands groupes internationaux, vont d'abord consulter leur direction." Qui sont ces investisseurs..."C'est confidentiel."
Quels sont les hôtels concernés ?..."C'est aussi confidentiel." Et côté promotion ? "On va faire un film en 3D pour faire connaître la Polynésie. 90% de la planète ne sait pas où se trouve la Polynésie. On va donner une autre image de la Polynésie." Vous allez faire le travail du GIE ? "C'est différent. Le GIE fait son travail politique, nous, on fait du marketing."
  • Les enseignes des hôtels vont changer ? "On ne sait pas encore. On verra comment s'organiser. Mais le premier but, c'est de Le Hilton fait partie des hôtels qui vont être rachetés ? "Pour le Hilton, on vient de commencer les négociations avec M. Louis Wane pour la reprise de ces hôtels. On attend que les choses s'officialisent. Mes partenaires sont d'accord pour le reprendre mais maintenant c'est une question de prix et de condition." Vous allez construire des hôtels également ? "On va faire un complexe important à Tupai. D y aura un casino, une salle des congrès, plusieurs golfs, une marina, des boutiques. Pour relancer le tourisme, parce qu'on ne peut plus vendre que des hôtels sur pilotis, on va construire des hôtels immergés à Tupai. On met 40 milliards pour le rachat des hôtels et 40 milliards pour le complexe. Ce sont deux choses différentes. Les investisseurs mettent 80 milliards en tout." Comment avez-vous réussi à les convaincre ? Je suis leur associé. Ils connaissent la Polynésie à travers moi, je les ai invités ici, ils sont venus visiter toute la Polynésie, les hôtels, il y a trois semaines. La Polynésie est un pays serein, tranquille, sécurisant, ça leur convient très bien." Et le problème des transports avec des tarifs aériens excessifs ? "On en a parlé avec le président, à Los Angeles, on va négocier. Nous, nous avons des compagnies aériennes donc on va les mettre à profit puisque le ciel est ouvert." Le Pays investirait aussi dans cette entreprise ? "Pas du tout, c'est privé." Qui a décidé de cette organisation ? "C'est moi qui ai tout décidé." Mais pourquoi maintenant ? "Parce que les chiffres du tourisme ont continué à baisser malgré tout ce qui a été fait, n fallait faire quelque chose. Les organismes qu'il y a dans le pays ont essayé mais ont échoué. Ça fait six mois qu'on travaille sur ce projet. Quelle est la solution ? J'ai trouvé la solution." C'est une solution qui va sauver le tourisme ? "Avec le film, avec Tupai, avec la reprise des hôtels, je peux vous garantir que le tourisme va être sauvé. On a donné 15 jours aux hôteliers pour qu'ils donnent leur réponse. Certains ont déjà donné une réponse positive. Certains sont venus nous solliciter aussi. Ils trouvent que c'est une idée géniale. Moi, je vous donne l'espoir. Et l'innovation. Tout ce qui a existé avant a échoué, il faut maintenant innover et nous avons les moyens d'innover. Les politiques sont d'accord avec nous. Ce n'est pas un délire. C'est une réalité." Pourquoi ne pas avoir fait cette opération plus tôt ? "On avait les idées mais on ne pouvait pas trop les appliquer parce qu'il y avait le GIE... On a pris le taureau par les cornes et on a dit maintenant c'est comme ça. C'est des réalités, ce n'est pas du bla-bla-bla. Les responsables de ce pays savent qui nous sommes et ils ont confiance en nous. Je ne veux incriminer personne mais le travail touristique a été mal fait, mal conduit. On était obligé de subir mais maintenant on ne veut plus subir." Propos recueillis par Lucie Rabréaud

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      Commentaires

      1. Le lundi 8 mars 2010 à 22:03, par Virginie

      Les casinos vont envahir la PF et emploeiront 35 a 40000 personnes !!!!! YOUPIE !!!!!!

      2. Le lundi 8 mars 2010 à 22:49, par milo

      c'est bien de l'argent neuf qui rentrera dans les caisses du Pays et puis il est temps que les casino soit legal, que les politique arrete d'etre hypocrite, il savent bien qu'il ya des casino au noir alors legaliser les casino ce qui vous permettra de mieux les controler

      3. Le mardi 9 mars 2010 à 02:43, par Charlie

      Ia ora na, bonjour à tous,

      Ce que je note, hormis le retour du soleil, c'est qu'avec Dick Bailey, les responsables privés du tourisme aujourd'hui se substituent aux organismes publics qui étaient chargés d'harmoniser et de coordonner le développement de la filière.

      Les échecs et l'improvisation du Gie d'une part, du service du Tourisme, mais aussi de l'ensemble des responsables publics qui étaient chargés de permettre un développement harmonieux (transports, réceptifs, animation, infrastructures...) poussent les grands groupes privés à prendre la relève à leur manière, qui sera sans doute plus efficace dans un premier temps, et permettra de limiter les pertes en terme d'emploi et d'activité en général.

      Il est à craindre, s'ils réussissent, qu'ils finissent également par franchir un certain nombre de lignes, comme celle des casinos, de la manière dont on intègre et accueille le touriste, sans doute plus professionnel, sans doute pertinente en termes économiques, mais qui risque de faire quelques dégâts sur le plan humain, créant une fracture dans la population comme cela s'est vu ailleurs...

      Pourtant il ne serait pas honnête de leur jeter la pierre, c'est bien l'inefficacité du secteur public qui conduit à cette situation.
      La seule alternative sera que le privé créé lui-même les infrastructures qui lui permette de se coordonner et de se fixer des règles... pour aboutir à un développement harmonieux. Néanmoins, il est à craindre que les investisseurs, qui ne sont pas locaux (mais ce n'est pas un critère de sensibilité et de responsabilité, car les investisseurs locaux, sauf Quito..., n'ont pas fait la démonstration de leur sens de l'intérêt général...) ne soient pas sensibles à la détresse humaine et sociale qu'ils pourront occasionner.

      Bora, défigurée, qui est l'exemple même du déséquilibre, de l'absence de gestion et de la perte de toute valeur, risque d'avoir des petites soeurs sur toutes les îles accessibles, si personne n'y prend garde...

      Parahi,
      Charlie, partagé entre l'optimisme et l'encouragement aux privés, et la crainte que la pente soit vraiment glissante...

      4. Le mardi 9 mars 2010 à 03:19, par Tartarin

      Ia ora na Charlie,
      Étonnant ! les projets de Frank Falleta....
      Pourtant la situation de Tahiti Nui Travel paraissait difficile en janvier 2009 (voir le compte rendu du comité d'entreprise du 26 janvier 2009).
      Nous propose-t-il un truc genre son casino centre ville à 30 milliards dont on a plus entendu parler ?
      Mais Charlie, tu es un spécialiste... je te laisse la parole :-)

      5. Le mardi 9 mars 2010 à 03:44, par Quito Braun-Ortega

      Bonsoir Papapenu, bonsoir à tous,

      Pour information, un article de presse...!
      SANS COMMENTAIRES...!!!

      Parahi,
      Quito
      PS: Merci Charlie...

      « (LES NOUVELLES CALEDONIENNES 09 MARS 2010)
      Un « formidable outil » prêt dans dix mois.
      L’opération « Calédonie 2025 » entre dans sa dernière phase. Mais d’ores et déjà, l’équipe en charge de l’opération a produit un document de 144 pages, véritable banque de données sur la Calédonie d’aujourd’hui et de demain.

      Décembre 2010, à peine dix mois. C’est l’échéance que se sont fixés les responsables de « l’Atelier 2025 » pour finaliser l’élaboration d’un schéma général d’aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie. Un schéma qui n’aura pas de caractère contraignant. Ce ne sera pas un « plan » ni un schéma « directeur » assorti d’objectifs impératifs. Mais le document sera tout de même débattu, puis voté, au Congrès. Hier, Simon Loueckhote et les principaux pilotes de cette opération lancée en mai 2008, ont annoncé que la première phase, d’étude et de diagnostic était achevée. Elle se concrétise par un document de 144 pages qui synthétise les rapports des neuf ateliers constitués en 2008, auxquels ont collaboré près de 500 personnes. L’an dernier, ces différents groupes de travail avaient restitué près de 300 pages d’études, d’analyses et de prospectives. Depuis, différentes réunions ont eu lieu, avec notamment les gens du Nord qui souhaitaient une meilleure prise en compte de leur situation.
      Les rapports de ces ateliers constituaient déjà une banque de données inédite pour les décideurs calédoniens. Ces textes existent toujours dans leur version exhaustive sur le site internet de Calédonie 2025. Ils sont également disponibles sur CD-Rom. Mais le document qui vient d’être publié est encore plus facile d’utilisation.

      C’est une petite encyclopédie de la Calédonie d’aujourd’hui, appréhendée sous tous les points de vue.

      Intitulé « diagnostic et enjeux » il consacre de larges développements à l’identité calédonienne, au difficile équilibre entre coutume et monde moderne, au malaise social, mais aussi aux atouts et aux faiblesses économiques du pays et à sa fragilité environnementale. Bref c’est une petite encyclopédie de la Calédonie d’aujourd’hui, appréhendée sous tous les points de vue.
      Mais le travail n’est pas fini. C’est désormais Simon Loueckhote qui a la charge du dossier au gouvernement, l’État participant étroitement à l’entreprise. Et c’est une équipe pilotée par Laurent Chatenay qui entreprend la troisième et dernière étape d’atelier 2025. Une phase nommée « orientations et moyens ». Pour la mener à bien, douze chantiers seront constitués et regroupés en quatre grands thèmes : « les hommes, la terre, la nature, les moyens et institutions ». C’est à l’issue de cette dernière étape qu’un schéma d’aménagement sera proposé au Congrès. D’ores et déjà, Simon Loueckhote et Thierry Suquet, secrétaire général du haussariat, considèrent le travail accompli comme « sans équivalent » dans l’outre-mer français : « Avant même le vote du schéma, les décideurs calédoniens disposent d’un formidable outil. » »

      6. Le mardi 9 mars 2010 à 08:57, par HuahineMan

      F. Faletta veut sauver le soldat Tourisme... de Huahine aussi ? sans que ça émeut nos "princes régnants" ou les administratifs du tourisme ni les syndicalistes : na plus le Sofitel Heiva, fermé depuis 6 ans, encore debout mais très délabré, reste le site d'implantation tjs paradisiaque... na plus le BaliHai, cassé, définitivement effacé, le site morcelé en lotissement privé... na plus le Hana Iti, rayé par le cyclône Alan, le site racheté par le Pays... Il y a aussi le projet hôtel-golf de James H. en attente de financeurs... Au secours Francky ! et mauruuru d'avance de relever aussi le soldat Tourisme de Huahine !
      @ Quito, Ia Orana !
      Mauruuru de ton info sur la feuille de route que se préparent nos cousins océaniens de Nelle-Calédonie, pour un avenir harmonieux et durable dans la diversité des populations qui y vivent. Ici, c le contraire, c calcul pour mieux sauvegarder les intérêts des clans, des diasporas, des familles et des copains(-coquins), c entretien et renforcement du clientélisme, de l’affairisme au détriment des plus faibles, c sabotage des initiatives privées !!! ah je ne vais pas m'étaler sur les (anti-)prouesses de nos "princes régnants". Une illustration, 1 seule : l'année dernière, Te Tia Ara Moana no Raromatai/Etats généraux ISLV, à la restitution de leurs travaux, ont entre autres points, bien insisté sur la nécessité et l’urgence de voir en service un moyen maritime moderne à desservir les ISLV… résultat ? nos « princes régnants » ont fait et continuent à le faire pour décourager l’initiative privée et plus grave, ils ont réussi à nous diviser !
      Faaitoito e ia Manuia oe i roto i ta oe mau opuaraa i Raro nei e i roto i te porotita (to LCJ manao, o to ù atoa) ! NF

      7. Le mardi 9 mars 2010 à 12:11, par rata

      la Lettre du CEPF
      L’heure des comptes pour le tourisme polynésien
      Il y a déjà 10 mois, dans un édito de cette Lettre des Employeurs, nous lancions un nouvel appel désespéré aux hommes politiques pour les encourager à partager rapidement et ensemble une vision politique et économique du développement touristique. Déjà 10 mois et entre temps, un énième changement de gouvernement, des assises de l’Outre-mer qui ont oublié de mettre le tourisme comme vecteur central du développement économique et de l’avenir sociétal de la Polynésie française, des intentions mais toujours aucune vision engagée.
      Aujourd’hui, l’annonce de la fermeture du Hilton Tahiti semble étonner tout le monde ! Pourtant ce n’est pas le premier pilier du tourisme polynésien qui s’effondre. Ne serait-ce qu’au cours des douze derniers mois, le Club Med, pionnier de notre destination qui s’est même fortement inspiré de la joie de vivre en Polynésie, a définitivement disparu après plus de 40 ans de présence. L’hôtel Bora Bora qui a véritablement mis Bora Bora sur la carte du monde a également fermé pour des « rénovations » qui restent tout à fait hypothétiques et on le comprend !
      Devant ces tristes constats, les centaines d’emplois perdus et en réaction aux chiffres catastrophiques du tourisme de 2009, des voix s’élèvent pour pointer du doigt l’incompétence des professionnels du tourisme, des hôteliers et des personnes en charge de la promotion, jetant le discrédit sur l’ensemble d’une profession et de ses dirigeants. Une pratique facile voir irresponsable alors que les acteurs du tourisme se battent tous les jours pour maintenir leur exploitation hors de l’eau, qu’ils essaient d’attirer en permanence de nouveaux clients à travers le monde et qu’ils s’évertuent à encourager les jeunes vers les métiers du tourisme, secteur rempli d’opportunités professionnelles à la portée des Polynésiens.

      Par contre si nous tenons à trouver les responsables, la liste risque d’être longue.
      Nous, les dirigeants impliqués directement ou indirectement dans le développement du tourisme, nous sommes responsables et surtout naïfs d’avoir cru qu’il existait une réelle volonté de mettre le tourisme au centre du développement économique polynésien. Responsables de n’avoir pas suffisamment fédéré, sensibilisé ou bousculé la Polynésie autour de ce même objectif. Responsables d’être restés trop polis face aux décisions incohérentes qui sont des freins, qui aggravent ou encore qui ne servent pas le tourisme, seul espoir de développement économique durable de notre pays.
      Les hommes politiques et quelles que soient leurs couleurs, sont responsables de l’instabilité dans la gouvernance du pays qui a empêché la mise en place d’une vision collective de développement touristique. Responsables de n’avoir pas montré une réelle volonté politique qui se serait traduit par des décisions courageuses en changeant certaines règles économiques, habitudes, avantages au profit du secteur touristique seul secteur potentiel de développement économique à grande échelle. Responsables de n’avoir pas réagi lorsque nous les avons alertés à plusieurs reprises et dès 2005 des dangers de multiplier les projets hôteliers alors que les rentabilités financières des établissements existant étaient déjà en-dessous des normes internationales. Responsables de n’avoir pas su utiliser l’outil fabuleux de la défiscalisation comme outil de développement touristique à travers des aménagements et infrastructures pouvant aussi bénéficier à la population. Responsables de ne pas avoir de stratégie concernant la desserte aérienne et de changer la mission de la compagnie du Pays sans tenir compte des répercussions sur le monde du tourisme, d’affirmer que les taux d’occupation des avions ont progressé en 2009 en oubliant de dire que le nombre de vols a baissé de 20% au cours de la même période. Responsables de ne pas intervenir pour inciter à un aménagement rapide de Papeete avec des zones de distraction, d’animation de jour comme de nuit en toute sécurité, etc…
      Responsable l’est également la société civile, le monde économique, la population qui ne réalise pas l’intérêt économique, social et culturel du développement du tourisme ni les répercussions de son effondrement. Chacun continue à travailler et vivre sans en tenir vraiment compte. On continue d’avoir un calendrier scolaire qui est en conflit avec le calendrier touristique et les intérêts des enfants (qui étudient en pleine chaleur) parce que cela arrange certains parents et enseignants de rentrer en été en métropole. On n’ose pas ouvrir un casino dont l’accès pourrait être bien maîtrisé alors que des jeux se pratiquent de manière clandestine dans les coins sombres de Papeete ou à l’épicerie du quartier de peur de se confronter à la religion, etc..
      Ainsi, nous sommes tous responsables et cela amène malheureusement la question de savoir : « Mais, la Polynésie est-elle vraiment prête à développer son tourisme ? ».
      Donc arrêtons de chercher des boucs émissaires et si la réponse à la question est OUI, alors travaillons effectivement sur les solutions et les obstacles qui ont été maintes fois mis en exergue dans les nombreux rapports générés depuis ces dernières années.

      Jean-Marc MOCELLIN, Dominique MICHAUD, Marc REISSINGER
      Co-présidents du CPH

      8. Le mercredi 10 mars 2010 à 01:46, par Quito Braun-Ortega

      Bonsoir Papapenu, bonsoir à tous,

      Depuis sa publication récente dans les journaux, je continue de prendre connaissance et surtout j’essaie de comprendre le projet touristique « extrêmement ambitieux » présenté par Monsieur Frank Falletta, notamment le complexe intégré à réaliser sur Tupai (propriété du Territoire en très grande partie, et de quelques familles des ISLV, dont celle de ma grand-mère maternelle…) !!!

      A ce stade de ma prise de connaissance de ce dossier, un premier point me paraît particulièrement difficile à réaliser… ???

      En effet, Monsieur Frank Falletta, PDG de Tahiti Nui Travel, a déclaré :
      « Pour relancer le tourisme, parce qu'on ne peut plus vendre que des hôtels sur pilotis, on va construire des hôtels immergés à Tupai. »
      « …ON VA CONSTRUIRE DES HOTELS IMMERGES A TUPAI. »

      Lorsqu’on connait le lagon de Tupai, et que sa profondeur maximale atteindrait à peine une dizaine de mètres, et en particulier compte tenu du peu de renouvellement de l’eau du lagon, je reste extrêmement sceptique sur un tel projet… ???

      Une telle initiative, mais à plus petite échelle, avait déjà été lancée à Nouméa il y a quelques années, et un module « avant-projet » avait été conçu pour être implanté sur le site de l’hôtel Le Méridien, mais sans succès… !!!
      Le projet fut ensuite proposé à des investisseurs de Dubaï, mais de même il ne fut pas retenu… !!!
      Aux dernières nouvelles les promoteurs/concepteurs de cet « hôtel sous la mer » auraient abandonné ce type de projet… !

      Le prochain point que j’évoquerai sur ce dossier sera la « prouesse » logistique à mettre en œuvre pour réaliser un tel complexe hôtelier sur l’atoll de Tupai… !!!

      Parahi,
      Quito

      9. Le mercredi 10 mars 2010 à 01:53, par Tara de Faa'a

      Bonsoir à tous,

      Je dis oui au développement. Il est temps que le gouvernement au pouvoir prenne ses responsabilités en se dédidant à débloquer les projets. Tout à fait!

      Le problème que nous encontrons aujourd'hui est que le gouvernement n'est pas un expert du tourisme. Il faudrait déjà avoir une vision de ce que le tourisme en Polynésie devrait être. Jusqu'à présent nous avons fait du collage! Tout comme la ville de Papeete nous n'avons pas réfléchi avant de construire n'importe comment. Notre tourisme n'est pas parfait! Allons nous nous arrêter un jour et réfléchir sur un projet de société? sur notre tourisme? notre monnaie? etc..... ou allons nous continuer à faire n'importe quoi!!!

      Une chose à craindre est que nos terres et les zones à but touristique risqueront un jour d'appartenir à des étrangers et nous aurons perdu notre outil de développement touristique.

      Il y a d'autres comme celui là... la pêche!! Qui nous la prendra également?

      Des natifs d'une île dans les caraibes avaient été séduit par des investisseurs extérieurs, par un afflux d'argent en vendant leur vendant leur terre, la modernité, un développement certain!! sans aucun doute! Puis pendant une longue période ces natifs ont cru bien faire de vendre leur terre pour soit disant développer leur île! Aujourd'hui pratiquement pas grand chose les appartient! Aujourd'hui il est pratiquement impossible pour un natif de posséder une terre chez eux car c'est audessus de leur moyen et que la valeur des terres a augmenté!!

      Malheureusement ce problème commence déjà à se faire sentir chez nous, les natifs vivent dans des bidonvilles et la pauvreté après avoir gaspillé leur fric et en laissant rien à leur descendants.

      Il est important de développer mais pas de cette façon là. Nous voulons nous Polynésien déveloper mais pas pour que nos enfants demeurent dans des bidonvilles un jour.

      Nous Polynésiens et le gouvernement qui nous représente devons nous assurer de l'avenir de nos natifs polynésiens autrement nous développerions pas pour notre avenir mais pour l'avenir de multimillionaires.

      Oui réfléchissons ensemble pour le développement de nos îles et l'avenir de notre peuple.

      Tara



      10. Le mercredi 10 mars 2010 à 03:04, par Tartarin

      Bonjour Tara,
      trés bien ton post 9, je te conseille de lire "CANCUN, paradis pour les touristes, enfer pour les Mexicains"
      www.tahitiradiococotier.c...
      et excuses-moi si dés mon premier post de suis pas aimable avec mon ami JCB :-)

      11. Le mercredi 10 mars 2010 à 15:18, par JMC

      Je trouve qu’un hôtel immergé est une idée fantastique qui ne soit pas trop compliqué à construire dans la mesure où seulement les chambres soient submergées comme un peu le lagonarium de Punaauia avec les bungalow sur pilotis où la salle de bain et salon sont bien au dessus de la mer et seulement la chambre submergée avec aération naturelle venant de la partie émergée. Donc pas de problème lié à l’approvisionnement de l’air frais. Ca serait un genre d’aquarium où le poisson serait à l’extérieur et l’humain à l’intérieur. L’avantage que nous avons est que la marée est pratiquement insignifiante.

      Je passerai volontiers une journée entière dans une telle chambre.

      " I'd like to be under the sea
      In an octopus' garden in the shade " 8-)

      12. Le mercredi 10 mars 2010 à 16:26, par Charlie

      Ia ora na, bonjour Quito, #8

      J'imagine qu'il s'agit d'un projet similaire à celui de Fiji
      www.poseidonresorts.com/p...

      qui repousse son ouverture depuis plusieurs années... Il y a eu aussi des projets en Grèce, et un en Floride à ma connaissance, pour le moment rien de concluant.

      Parahi,
      Charlie, underwater

      13. Le mercredi 10 mars 2010 à 16:28, par JMC

      Ia ora na Tara,

      Le problème foncier date du "1er contacte". Sans refaire l’histoire, nous pouvons regarder ce que font nos cousins, nous pouvons voir qu’une façon de faire face aux capitalistes ou plus exactement travailler avec eux sans se faire déposséder est de se regrouper et de soit louer les terrains ou entrer directement dans le capital des sociétés en apports immobiliers.

      14. Le mercredi 10 mars 2010 à 16:30, par Charlie

      Ia ora na, bonjour Tara, bonjour Tartarin, #9 et #10

      M'enfin, là, quand même, on est bien loin du compte, non ?
      Avant d'exprimer la peur de se voir envahir avec un impact insupportable pour les équilibres sociaux locaux, ce que j'ai fait moi-même dans mon post 3... il faut néanmoins voir aussi qu'aujourd'hui on est quand même très loin de l'invasion... ce serait plutôt la désertion !

      Donc nous devons aussi nous rendre compte que notre protection face à l'invasion c'est la distance, protection dont ne bénéficient ni les Antilles, ni le Mexique !

      Parahi,
      Charlie, équilibriste !

      15. Le jeudi 11 mars 2010 à 00:42, par Tara de Faa'a

      Hello JMC,

      Tu vas adorer NASSAU-ATLANTIS RESORT.
      www.youtube.com/watch?v=Q...

      16. Le jeudi 11 mars 2010 à 01:16, par Tara de Faa'a

      Bonsoir à tous,

      Tartarin no blem about my brother. Cool!

      JMC, I would love the experience of sleeping in a underwater room. It does change from an O-Water bung. LOL

      Charlie, Mieux vaut prévenir que d'être SORRY!! :-)

      Je comprends ton point de vue. J'aime les belles
      choses...des hotels avec un design exceptionnel et il est vrai qu'il faut un apport financier donc forcément des investisseurs de taille pour batir des resorts avec une architecture à nous faire rêver comme Atlantis!!!

      Je pense tout de même que nous ne devrions pas seulement miser sur un tourisme deluxe mais sur du low budget aussi surtout en ces temps de crise.

      Je suis pour le développement du tourisme dans nos eaux mais il faut le faire sagement.
      Je reviens de la Floride et je sais que c'est beau et acceuillant lorsque c'est bien construit. Le service et notre accueil en Polynésie laisse à désirer. Nous avons beaucoup à apprendre. Le mot clef est d'être gentil puis je pourrais rajouter être humble lorsqu'on est à servir dans tous les secteurs du domaine du tourisme. Juste avec ça c'est du 80% gagné!!!

      Amitiés,
      Tara

      17. Le jeudi 11 mars 2010 à 01:24, par JMC

      Hi Tara,

      Cool. It's more than an octopus' garden! Amazing!

      18. Le jeudi 11 mars 2010 à 02:49, par Tara de Faa'a

      Hi JMC,

      Check this ONE out!!!
      UNDER THE SEA RESTAURANT!!!

      www.youtube.com/watch?v=p...

      19. Le jeudi 11 mars 2010 à 15:43, par CHarlie

      Ia ora na, bonjour Tara #16,

      Bien sûr que c'est bien mieux s'il on ne fait pas n'importe quoi, et si c'est fait par des gens vertueux et intelligents, et intègres ! :-D
      Après, peu importe la direction dans laquelle nous souhaitons aller (très peu de touriste, mais à très haut revenus, ce qui implique un niveau de service dont nous sommes assez éloignés... ; ou davantage de touriste dans une hôtellerie à taille humaine, très familiale, avec des tarifs encadrés..., et une qualité de service honnête...), aujourd'hui il n'y a pas de direction. Les politiques et le publics se sont plantés. Aujourd'hui il n'y a que fermeture d'hôtel, licenciement dans les petites entreprises touristiques (transport, accueil, activités), et désertion dans les îles vers l'affreux Tahiti-Eldorado ou le Bora-Cité d'Or... !

      Donc le privé reprend ses droits ! Il ne faut pas s'en étonner. Il faut même s'en réjouir. Et franchement, tant nous (les politiques), que l'administration, comme tu le dis, nous devrions faire preuve de beaucoup beaucoup d'humilité face à ses investisseurs. Mais l'humilité n'est pas notre qualité première ! Non, on préfère rouler les mécaniques et les envoyer ballader, et leur faire la leçon.
      Ah ça, qu'est-ce qu'on est fort pour faire la leçon au reste du monde — on doit être un peu plus français qu'on le croit, au fond !!! :-D

      On est loin de l'invasion. Franchement. En revanche, on est en plein dans la confusion, et on adore ça !!!

      Parahi,
      Charlie, qui aimerait y voir clair sur la volonté touristique du Pays... ! Tant ses responsables que sa population.

      20. Le jeudi 11 mars 2010 à 17:31, par JMC

      Hi Tara,

      Awesome.

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      Oscar Manutahi Temaru

      President de l'Assemblee de Polynesie

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      Assemblee de Polynesie - Maire de Faa'a

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      Le Premier ministre Villerin a reçu Oscar Temaru, Président de la Polynésie française à l'Hôtel de Matignon, le 19 juin 2006

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      A Matignon

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      "Il n'y aura pas de paix dans le monde si la communaute internationale transige avec
      le droit des peuples a disposer d'eux memes et avec les droits de l'homme"
      [ Nicolas Sarkosy, devant l'assemblee generale de l'ONU le 25 septembre 2007 ]

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