
Iaorana Papapenu ,
En effet, c'est bien ce matin, heure de Tahiti, que le "King Tamatoa quite la France pour la PF, et deain à 8h30 que les familles "Tamatoa et autres se réuniront à Tevaitoa, afin d'y commémorer le souvenir de ceux qui refusèrent l'annexion de leur fenua, et la bataille qui eut lieu il y a 113 ans de cela en ce lieu mémorable.
Sans remettre en cause notre appartenance à la France, c 'est le jour ou la créaton d'une fondation sera annoncée, laquelle mettra en oeuvre tout ce que la loi offre pour obtenir réparation des préjudices subient par ceux que l'on appelait les rebelles.
C-joint la déclaration solennelle qui sera présentée à cette occasion!
Te aroha ia rahi!
(Nouveau manifeste en ligne)
Manifeste de Tevaitoa
Une crise conduit toujours à une remise en cause des options fondatrices retenues et nourries par une société. Aujourd’hui est un temps propice au réexamen des choix qui nous ont conduit dans le marasme que nous connaissons.
Nous avons oublié que l’archipel des Raromatai forme la matrice du triangle Polynésien et que Raiatea en est l’Ile Sacrée.
Nous avons oublié que nos chères îles Sous-le-Vent constituaient, avant l’annexion du 16 mars 1888, un ensemble structuré, cohérent, uni, fier de son identité culturelle, de sa langue et de ses traditions ?
A notre corps défendant, nous avons accepté que les décisions qui concernent notre vie quotidienne soient prises par d’autres que nous, sur un autre sol que sur la terre que nous foulons au pied. Nous nous sommes résignés à voir l'avenir des Raromatai être réglé à Tahiti par un système institutionnel corrompu et hors de notre contrôle. Le voulons-nous encore ?
Ou, au contraire, voulons-nous hisser bien haut le drapeau des Raromatai et nous regrouper derrière lui pour reprendre en main notre destin ? À cette question, notre réponse est un oui, un grand oui, un oui clair et net.
Pour y parvenir, nous devons guérir les blessures issues de notre histoire et imaginer ensemble et avec la République française porteuse des valeurs fondamentales de liberté, d’égalité devant la loi et de fraternité entre les hommes un avenir spécifique à Raromatai.
Pour guérir les blessures de notre histoire nous devons identifier les sources, les origines des frustrations qui habitent notre inconscient collectif enraciné dans le sol de nos îles et les tremper dans l’élixir du pardon.
Une fois ce difficile travail fait hors de tout mensonge et de toute passion, nous pourrons tenter de réparer ce qui peut encore l’être. La tache est délicate car nous courrons le risque de remplacer des injustices anciennes par d’autres. Nous pourrions faire ressurgir des rancoeurs enfouies et générer de nouvelles haines aboutissant au contraire de ce que nous cherchons à faire.
Notre but est de déposer un baume cicatrisant sur des blessures encore douloureuses pour fonder un nouvel avenir débarrassé des fantômes du passé.
Ce devoir de mémoire nous vous proposons de le concrétiser par la création d'une Fondation pour la préservation de la mémoire de Raromatai et la guérison des blessures issues du passé.
En à peine plus d'un siècle, nos îles Sous-le-Vent ont connu plusieurs bouleversements. indépendantes de Tahiti jusqu'en 1888, le sort des Iles-Sous-Le-Vent sera réglé par la convention franco-britannique du 16 novembre 1887 qui amèneront les îles Sous-le-Vent sous la tutelle française.
Bien sûr, il y eut des chefs locaux pour acquiescer à cette soumission et souhaiter que la bannière tricolore vienne remplacer la leur.
Il y en eut d'autres pourtant, qui refusèrent cette situation et qui entrèrent en rébellion ouverte, et après neuf années d’une situation difficile, et afin de ramener la paix sociale et diminuer le danger de guerre civile, il fut nécessaire de recourir à la force des armées en janvier 1897.
Le déroulement des opérations militaires est consigné par les historiens. De tous ceux qui y prirent part, une figure résistât à l’oubli, celle de Teraupoo, l’irréductible. Finalement arrêté, il fut exilé et emprisonné en Nouvelle Calédonie avec neuf de ses fidèles et son charisme ne sera égalé que 50 ans plus tard, par un autre enfant de Raromatai et plus précisément de Huahine, un certain Pouvanaa a Oopa.
C’est à cette époque que le déplacement à Tahiti des centres de décision commença à produire ses effets. Nous en subissons les conséquences encore aujourd’hui.
Pour ne pas reproduire les erreurs du passé, nous devons agir pour ramener chez nous à Raromatai les moyens de décider de ce qui est bon pour nos populations, souhait également émis avec force par les Etats généraux tenus à Uturoa.
Riches de son agriculture, aujourd’hui de sa perliculture, de son artisanat, particulièrement ouvertes et propices au tourisme, l’archipel des îles Sous-le-Vent a beaucoup apporté à l'ensemble polynésien et à la France. Dans le même temps et paradoxalement, nous avons pourtant perdu tout pouvoir local, toute maîtrise sur la défense de nos intérêts.
Le moment de reconnaître les Raromatai comme un archipel distinct, le moment de respecter cette population, son histoire et sa culture, le moment de faire confiance à sa vision de son propre avenir et à ses capacités de s'unir autour de quelques grands projets librement décidés, ce moment est aujourd'hui venu. A nous d'en saisir l'importance et l'urgence.
Cette émancipation constitue le seul moyen permettant aux Raromatai d'être acteurs de leur propre développement et de rechercher en permanence des voies de progrès en harmonies avec les besoins de nos populations.
Souvenez- vous le combat qu'il aura fallu mener à Tahiti pour que notre population de raromatai puissent enfin bénéficier d'un moyen de transport maritime adapté à leurs besoins, un navire sûr, moderne, rapide, leur outil et leur espoir de développement !
Les défenseurs de la liberté de décision aux Raromatai qui refusent, par exemple, toute idée de circonscription unique, doivent porter cette grande ambition pour les îles Sous-le-Vent. Raromatai pour les Raromatai.
Dans cette quête, une porte nous est ouverte, une porte internationale : la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il nous faut comprendre ici le mot peuple autochtone c’est le peuple victime de toutes formes d’injustice, du fait de la colonisation et de la spoliation de leurs terres notamment.
Par une résolution prise le 13 septembre 2007 et ratifiée par tous les Pays de la Communauté Européenne et par le Président SARKOZY lui-même, les Nations Unies reconnaissent en effet à ces peuples le droit de contrôle sur ce qui les concerne d'une manière essentielle, leurs terres et leurs ressources afin qu'ils puissent ainsi perpétuer et renforcer leurs institutions, leur culture et leurs traditions. J'ajouterai aussi : leur dignité.
Les Nations Unies affirment que les peuples autochtones, comme l'est celui des Raromatai, je cite, sont égaux à tous les autres peuples, tout en reconnaissant le droit de tous les peuples d'être différents, de s'estimer différents et d'être respectés en tant que tels.
Les Nations Unies sont pleinement conscientes, je cite encore, de la nécessité urgente de respecter et de promouvoir les droits intrinsèques des peuples autochtones, qui découlent de leurs structures politiques, économiques et sociales et de leur culture, de leurs traditions spirituelles, de leur histoire et de leur philosophie, en particulier leurs droits à leurs terres, territoires et ressources.
Enfin, la Charte des Nations Unies, texte plus ancien affirme l'importance fondamentale du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, droit en vertu duquel ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. Nous sommes bien dans cette situation où notre droit à disposer de nous-même a été annexé et où, aujourd'hui, il s'agit de le restaurer.
C'est guidé par ce projet, un vrai projet de société, que nous déclarons ce jour vouloir créer, une fondation. Elle permettra de regrouper toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtront dans cette grande ambition sociétale qui consiste :
- à obtenir la reconnaissance des droits du peuple autochtone des Raromatai.
- réparation ou indemnisation de cette longue période de dépossession foncière, véritable drame pour nous autres enfants issus directement des tomité revendiquants . Nous avons encore en mémoire entre autre de l’affaire des ventes en adjudication des terres exploitées par la C.I.O, et plus récemment celle de TUPAI. Beaucoup de nos familles souffrent de la division dû à l’indivision.
- un statut de collectivité au sein de la République française afin de prendre notre destin en mains comme les provinces calédoniennes ou dans les Antilles ST MARTIN et ST BARTHELEMY .
En ce jour de mémoire de la guerre franco-Raromatai, 113 ans après l'écrasement de ceux qui avaient choisi de ne pas se soumettre, nous déclarons vouloir non seulement nous souvenir mais surtout, au travers de notre future fondation, redevenir nous-mêmes les acteurs de notre vie, de notre avenir et celui de nos enfants.
C'est pourquoi :
chaque premier samedi de janvier, notre devoir de mémoire nous conduira ici, à Tevaitoa, pour commémorer ceux qui refusèrent de se plier sous le joug de l'étranger.
47 des nôtres donnèrent de leur vie, 10 furent emprisonnés en Nouvelle Calédonie et 116 exilés sur l’ile de UA HUKA.
Notre Fondation se fixe comme ambition pour les îles-Sous-le-Vent, d'oeuvrer pour la maîtrise de son destin, grâce à cette porte ouverte par toutes les nations éprises d'humanité.
Et comme préconisé dans la synthèse des Etats Généraux organisés à Raiatea, nous oeuvrerons parallèlement pour la mise en application d'un statut de collectivité au sein de la République française, avec pour corollaire « son développement »
Dés aujourd'hui, déposons ensembe le baume cicatrisant sur nos blessures du passé, pour fonder un nouvel avnir serein pour “RAROMATAI''
Commentaires
1. Le dimanche 10 janvier 2010 à 00:07, par RUDY
2. Le dimanche 10 janvier 2010 à 01:09, par VILLIERME
3. Le dimanche 10 janvier 2010 à 01:21, par Purotu
4. Le dimanche 10 janvier 2010 à 07:59, par Etetera
5. Le dimanche 10 janvier 2010 à 08:59, par Delano
6. Le dimanche 10 janvier 2010 à 12:09, par Tartarin
7. Le lundi 11 janvier 2010 à 02:06, par Yvan
8. Le lundi 11 janvier 2010 à 02:19, par Yvan
9. Le lundi 11 janvier 2010 à 02:36, par Tiare
10. Le lundi 11 janvier 2010 à 03:09, par Moorea
11. Le lundi 11 janvier 2010 à 03:46, par Riviera
12. Le lundi 11 janvier 2010 à 11:03, par léon tautu
13. Le lundi 11 janvier 2010 à 11:33, par VILLIERME
14. Le lundi 11 janvier 2010 à 11:38, par Etetera
15. Le lundi 11 janvier 2010 à 17:01, par Tiare
16. Le lundi 11 janvier 2010 à 17:43, par JMC
17. Le lundi 11 janvier 2010 à 18:21, par Riviera
18. Le lundi 11 janvier 2010 à 18:34, par JMC
19. Le lundi 11 janvier 2010 à 22:46, par Delano
20. Le mardi 12 janvier 2010 à 03:08, par sito ata de tevaitoa
21. Le mardi 12 janvier 2010 à 10:29, par léon tautu
22. Le mardi 12 janvier 2010 à 11:19, par Etetera
23. Le mardi 12 janvier 2010 à 16:04, par hotutea
24. Le mardi 12 janvier 2010 à 22:15, par sito ata
25. Le mercredi 13 janvier 2010 à 00:43, par Charlie
26. Le mercredi 13 janvier 2010 à 11:17, par léon tautu
27. Le mercredi 13 janvier 2010 à 11:45, par JMC
28. Le mercredi 13 janvier 2010 à 15:02, par léon tautu
29. Le mercredi 13 janvier 2010 à 15:24, par JMC
30. Le mercredi 13 janvier 2010 à 16:44, par Avera
31. Le mercredi 13 janvier 2010 à 17:21, par JMC
32. Le mercredi 13 janvier 2010 à 17:53, par léon tautu
33. Le mercredi 13 janvier 2010 à 20:41, par JMC
34. Le dimanche 17 janvier 2010 à 15:22, par Tartarin
35. Le lundi 18 janvier 2010 à 12:03, par léon tautu
36. Le lundi 18 janvier 2010 à 14:21, par Tartarin
37. Le mardi 19 janvier 2010 à 00:57, par Etetera
38. Le samedi 27 mars 2010 à 16:17, par maheata tautu
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