Tahiti Liberation - To Tato'u Tiamaraa

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Inauguration de Moruroa.org : Mémorial virtuel des essais nucléaires français en Polynésie.

Le site « Moruroa.org » a été créé à l'initiative de M. Oscar Temaru, président de l'Assemblée de la Polynésie française. Mme Unutea Hirshon qui présida la commission d'enquête de l'Assemblée de la Polynésie sur les essais aériens en 2005 a eu la charge du suivi de la mise en place du site. L'intérêt du site « Moruroa.org » est de présenter au monde entier et à tout public un regard polynésien sur ces trois décennies qui ont bouleversé leur pays. L'internaute, polynésien ou étranger, trouvera largement de quoi alimenter son besoin d'information au travers de nombreux textes et documents de toutes origines, d'illustrations photographiques, d'extraits vidéo, de témoignages. L'ambition des promoteurs du site « Moruroa.org » est de construire « virtuellement » un mémorial sur les trente ans d'essais nucléaires imposés aux Polynésiens à défaut d'un « musée mémorial » comme il en existe déjà à Las Vegas pour les essais américains ou encore à Hiroshima et Nagasaki, au Japon.
La conception, l'architecture et l'esthétique du site « Moruroa.org » ont été particulièrement soignées pour faciliter l'approche d'un sujet difficile. C'est le résultat d'un travail remarquable du directeur du Service informatique de l'Assemblée de la Polynésie, M. Philippe At-se et de son équipe. La rédaction a été coordonnée par Bruno Barrillot et de nombreux auteurs, journalistes et personnels des médias, photographes amateurs, vétérans et anciens travailleurs de Moruroa, internautes,... ont également été mis à contribution pour constituer l'ensemble du contenu du site. Les éléments constitutifs du Mémorial Selon le plan proposé, l'objectif principal de la mise en place de ce site internet est de rassembler l'essentiel des éléments connus et publics sur les essais nucléaires réalisés par la France en Polynésie française. Ces éléments sont de natures diverses : - textes synthétiques de présentation déroulés par pages internet, - textes complémentaires : o documents d'archives officielles (ministère de la défense, CEA, Parlement...) o documents internationaux (traités, rapports des institutions onusiennes...) o documents des institutions polynésiennes (Assemblée de la Polynésie, CESC, Coscen... o documents issus des associations et de la société civile tant polynésienne que française, o documents « techniques » issus plusieurs disciplines : recherche médicales, rapports de missions françaises, étrangères ou internationales... o documents sous forme de « fiches techniques » explicitant un thème particulier et complémentaire du thème principal de la page internet... illustrations diversifiées : o photos pour la plupart inédites issues d'archives personnelles de vétérans principalement ; o cartes, o graphiques et schémas, o extraits de vidéos réalisées par des professionnels et avec leur accord... Voulant s'adresser à des publics très diversifiés, depuis les juniors, les milieux scolaires et universitaires et les chercheurs, le site « Moruroa, Mémorial des essais nucléaires français » s'est voulu très exhaustif permettant des approches accessibles : - à un large public : ainsi, une partie multimédia permet de faire un « tour » médiatique des essais nucléaires au travers de photos classées, de vidéos, de cartes... Une partie « Juniors » permettra une approche plus simple de l'histoire complexe des essais nucléaires... - au public polynésien soucieux de connaître ce qui a été vécu dans les îles et archipels « au temps des essais nucléaires » et des actions de réhabilitations actuellement en cours... - à un public soucieux d'une information crédible et appuyée par des « sources » officielles et clairement référencées, - aux chercheurs qui trouveront, non seulement des documents difficilement accessibles, même par internet, une bibliographie importante, une chronologie, une liste de sites internet spécialisés... - à un public soucieux du contexte historique, international, scientifique, social des essais nucléaires français, par une présentation des programmes des essais des autres puissances nucléaires, par une présentation des « débats » suscités dans la société polynésienne par les essais, par une approche documentaire des recherches scientifiques sur les conséquences sanitaires et environnementales des expériences nucléaires... Les points essentiels du contenu du Mémorial L'intuition fondamentale est celle de « Mémorial » : il s'agit de rassembler la « mémoire » des essais nucléaires qui se sont déroulés en Polynésie à partir de points de vue non institutionnels et non officiels, sans exclure ces aspects et la documentation correspondante. Les récits et témoignages sont mis en valeur de façon à ce que ressorte un « regard polynésien » des décennies nucléaires qui ont bouleversé la société polynésienne. Les recherches qui ont été nécessaires à la construction du site ont permis de découvrir que l'opposition polynésienne aux essais nucléaires est une réalité qui a été trop longtemps occultée : le site présente les personnalités polynésiennes, les associations, les partis politiques, les Eglises qui ont pris part à la contestation des essais de manière très diversifiée. Malgré quelques accès limités de violence, l'opposition polynésienne aux essais nucléaires est qualifiée par sa dimension non violente et par l'utilisation des moyens d'une société de droit : manifestations publiques, courriers aux autorités, déclarations et prises de position des élus... Cette dimension de l'opposition polynésienne est d'autant plus remarquable qu'elle s'est trouvée face à la violence inouïe d'un Etat qui a imposé l'implantation de son site d'essais en Polynésie, qui a réalisé 193 expériences reconnues nocives par la communauté internationale, qui a nié sans vergogne et nie toujours les conséquences sanitaires et environnementales des essais. Le « Mémorial » ne veut pas seulement fixer le souvenir de cette période des essais nucléaires. Il veut aussi donner des éléments de réflexion pour une juste et nécessaire réparation à l'égard des victimes atteintes aujourd'hui dans leur santé et dans leur existence. Mais la « réparation » doit aussi envisager la nécessaire préservation ou restauration environnementale qu'imposé le principe de précaution. Le « Mémorial » fait référence aux expériences étrangères en matière de réparation, que ce soit aux Etats-Unis, aux Marshall, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni, au Canada, tous pays qui ont pris des initiatives auxquelles la France voudrait se soustraire. L'architecture du Mémorial Le « Mémorial » compte dix accès principaux indépendants couvrant l'essentiel des connaissances nécessaires à une bonne approche des essais nucléaires en Polynésie et de leurs conséquences : - Historique - Essais - Atolls - Récits - Débats - Réparations - Radioactivité - Dans le monde - Archives - Juniors Les illustrations comptent plus de 1200 photos, cartes ou graphiques. Toutes les photos sont légendées et datées. La partie documentaire compte plus de 500 documents tous accessibles directement par un simple « clic ». Ces documents, proposés comme « compléments d'information » dans chaque accès du site, sont regroupés par années ou groupes d'années dans l'accès « Archives ». Un lieu public virtuel Le « Mémorial » se présente comme un lieu public, ouvert à tous, où une part des archives des essais nucléaires français sont ouvertes. Cet aspect du Mémorial est capital au moment où la France, à ('encontre de toutes les grandes démocraties, décide, par la loi, de fermer définitivement les archives de ses essais nucléaires. Bruno Barrillot 18 février 2009

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Commentaires

1. Le mercredi 11 mars 2009 à 16:26, par Papapenu

www.moruroa.org/

2. Le mercredi 11 mars 2009 à 17:26, par Papapenu

envoye par un ami du forum :


Journal «SUD OUEST» du 11 mars 2009

L'irradié du Sahara


LE FILM SUR LES ESSAIS NUCLÉAIRES EN ALGÉRIE. L'épouse d'un militaire, mort par irradiation, témoignait hier soir à Bordeaux

Il était parti pour quinze mois, volontaire, dans le désert du Sahara. Quinze mois « pour mettre du beurre dans les épinards » disait-il. Il s'appelait Bernard Lécullée, travaillait pour l'armée française, il était jeune marié, père de trois enfants avec un petit dernier en route. On était en 1963.

Christine Lécullée se souvient du retour de son héros de mari. Elle est là sur le quai froid de cette petite ville de Moselle où la famille a été mutée. Les deux petits ne l'ont jamais vu, parti depuis trente mois. Elle attend son homme, ce fier Lorrain aux solides épaules, et ne reconnaît pas le vieillard qui s'avance vers elle en souriant.

« Je ne voulais rien montrer aux enfants. Ils attendaient mon signal pour aller l'embrasser, et j'étais sidérée. Il avait perdu ses cheveux, ses oreilles étaient transparentes, ses dents déchaussées, ses épaules voûtées. Maigre, il se traînait. Mon grand-père oui, pas mon mari. Mes premiers mots ont été : "il faut faire venir le docteur". »

Dix-sept victimes

La prise de sang confirme une maladie grave. Bernard Lécullée est transféré à l'hôpital pour d'autres examens. Dans la nuit, il sera transporté en hélicoptère à Paris, où le diagnostic tombe : cancer de la moelle osseuse. Christine ne sait rien. On lui dit : « Votre mari est anémié ».

Lorsqu'un mois après son admission à l'hôpital militaire de Paris elle vient le voir. Les infirmiers lui demandent : « C'est vous la femme de l'irradié ? » Elle répond non.

« On m'a conduite dans le service où mon mari était hospitalisé en chambre stérile. Je lui répétais : "qu'as-tu fait pour te mettre dans cet état ? T'es le seul à être rentré comme ça ?" Il m'a montré d'un signe de tête les autres chambres stériles. 17. Ils étaient 17 dans le même état que lui. Des morts-vivants. J'avais 26 ans et quatre enfants. Le ciel m'était tombé sur la tête. »

Bernard Lécullée n'est jamais sorti de l'hôpital. Il a été transféré d'un centre hospitalier à un autre pendant dix ans, jusqu'à son décès à l'âge de 42 ans. Christine se débrouille avec ses petits, son travail et sa colère. Elle veut savoir. L'armée bloque les dossiers médicaux, jusqu'à cette révélation : « Il a été irradié pendant les essais nucléaires du Sahara, irradié progressivement par inhalation. Il était employé à l'épuration des eaux usées, en contact direct avec des cuves de plutonium. »

Un combat épuisant

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

La colère de Christine monte. Elle insiste pour savoir, les portes se ferment. Depuis 2001, avec l'association des anciens militaires atteints de maladie mortelle imputée aux essais nucléaires français en Algérie (1960-1966) et Polynésie (1966-1996), elle se bagarre devant la justice française. Elle demande une indemnisation pour ses enfants. Elle veut que son mari soit reconnu « ancien combattant mort pour la France ». « Cette lutte m'épuise, assure-t-elle, mais je ne lâcherai pas. J'ai moi-même une carte de veuve d'ancien combattant, tandis que mon mari n'est toujours pas reconnu comme un ancien combattant. Bizarre non ? »

Hier soir au cinéma l'Utopia à Bordeaux, Christine Lécullée est venue témoigner après la présentation du film documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise bleue », qui retrace l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie. « Enfin, le voile est levé. »
Auteur : ISABELLE CASTÉRA
i.castera@sudouest.com

3. Le mercredi 11 mars 2009 à 17:42, par VAHINE

Papapenu ,
cette histoire me donne les larmes aux yeux . Comment peut on traiter des etres humains de cette facon ???????

4. Le mercredi 11 mars 2009 à 17:49, par Anna

Des moments atroces pour cette famille . Trop dur de dire '' mort pour la france '' ..?????

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

5. Le mercredi 11 mars 2009 à 17:54, par Tartarin

Au sujet du témoignage paru dans SUD-OUEST,
une message de Claude Saint-Etienne :
............
Un témoignage révélateur s'il en est encore besoin...

Faites comme moi, j'ai installé ce témoignage sur un forum ami.

Diffusez ce témoignage aux amis, à la famille à tous ceux que vous pouvez... Il faut faire connaitre notre cause, ce témoignage est important car si l'opinion public peut mettre en doute les personnes concernées...On ne le peut pas d'observateurs extérieurs, même si cette personne en est une actrice involontaire....

Si cette info négative à leur encontre, remontait aux oreilles de la rue SAINT DOMINIQUE actuellement occupée, comme vous le savez, à mijoter une loi devant régler notre sort, peut être que ce serait un plus pour nous

Diffusez également le lien de SOAZ qui fait un excellent travail et certainement plus que certains des intéressés que nous sommes

Copier/coller 5 minutes de vôtre temps pour la cause, la notre.

karimsarroub.blogs.nouvel...

6. Le mercredi 11 mars 2009 à 18:33, par VILLIERME

des paroles sages de OMT , le Metua du nuna'a Ma'ohi !!!!!

Le président de l'Assemblée a fait remarquer que les positions partisanes à ce sujet étaient révolues, qu'il s'agissait d'Histoire à transmettre aux jeunes générations : " C’est notre devoir de lever le voile sur cette histoire pour ceux qui ont vécu cette période sans jamais vraiment la connaître, notre enseignement scolaire étant entièrement tourné, jusque dans les années 80, sur l’histoire de France et pas sur notre propre histoire."

Il a encore précisé et c'est une volte face sur les positions tenues et soutenues par le CEA pendant tant d'années : I Que ces essais nucléaires aient eu, à court terme, des conséquences sur la santé de certains travailleurs, employés sur les sites, est aujourd’hui indéniable. Que ces essais nucléaires aient, à long terme, des conséquences environnementales, est également à envisager. Mais de grâce cessons d’en faire un sujet de conflit et de discorde entre Polynésiens !

Rappelons-nous que c’est notre assemblée territoriale, démocratiquement élue, qui a pris la décision de céder les atolls de Fangataufa et Moruroa, permettant ainsi la tenue des essais nucléaires.

Rappelons-nous également la phrase du rapporteur de la délibération devant la Commission permanente, le 6 février 1964. Cette phrase prend toute sa valeur, aujourd’hui, 45 ans plus tard ! Je cite : « A la grande œuvre scientifique accomplie actuellement par la France, en dépit de toutes les difficultés – écrit le rapporteur, Jacques Denis Drollet – nous aurons ainsi apporté notre part, de la façon la plus désintéressée, et cela, jamais la France ne l’oubliera ! »Et c’est bien à cela que doit servir ce site !

7. Le mercredi 11 mars 2009 à 19:26, par Tartarin

Que pensez-vous des donneurs de sang ?
Voici un commentaire relevé sur un forum le 4 avril 2008 :

Sujet: Re: Dons du sang . Aujourd’hui à 12:19

Je suis à l'origine de la transmission à cette asso d'une réflection de mon fils né avec une malformation (l'autre fils également), je n'ai pas été épargné par les zébullons comme vous pouvez le constater, de plus, en toute ignorance des mutations sanguines, j'étais donneur de sang, nous avons maintenant la preuve de la mutation des gènes, donc une relation de cause à effet avec le sang. Nous pouvons affirmer que nous avons contaminé un nombre important de la population Française sous couvert des autorités qui par convenance n'ont pas voulu intervenir ou simplement nous interdire les dons

L'asso a posé la question au ministère de la santé, le docteur, d'abord interloqué, a répondu que non seulement il n'y avait pas de problème, mais qu'en plus les dons de sang étaient destinés aux personne âgées. Le lendemain l'asso l'a fait en recommandé au ministère de la santé, depuis il n'y a plus eu de réponse et c'est maitre COLLARD qui s'occupe de cette affaire avec une plainte à l'appui contre les ministres concernés Défense/Santé.

Depuis, lors d'un don anonyme, chaque fois qu'un vétéran fait valoir ses états de service celui-ci est systématiquement refusé, sans contrepartie écrite, depuis novembre nous essuyons toujours les plâtres de directives obscures..... Même pour le don de plaquettes, pourtant recherchées, j'ai essayé avec la fondation "laurette Fugain" ils ne dédaignent toujours pas répondre....Silence.... Mais pendant ce temps là des cancers inexpliqués frappent même des jeunes, du jamais vu avant, combien de milliers de litres de sang avons nous mis dans le circuit, combien de personnes ou de femmes enceintes en ont reçu et redistribué

8. Le mercredi 11 mars 2009 à 19:42, par Tartarin

Extrait d’un échange de courrier entre un ancien technicien civil du CEA et un ancien marin de La Rance, bateau atelier de la marine nationale :

Le marin : …….. Quarante années après (1966, tirs aériens), nous nous sommes retrouvés à plusieurs copains de LA RANCE et nous avons mis en commun nos souvenirs et renseignements...
Les équipes de mécaniciens du désalinisateur ne sont plus, semble-t-il, certains de ces jeunes sont rapidement disparus dans les années qui ont suivi, infarctus, cancer, rein, foie.
Notre copain qui nettoyait le système de filtration au pinceau, chemisette et tongues, disparu lui aussi....
LA RANCE est passée plusieurs fois sous le nuage, J'étais plongeur et je plongeais dès notre retour à quai, quelquefois le lendemain même d'un tir, à bord nous avons bu l'eau des fontaines, pris nos douches et mangé le pain alors qu'il était contaminé (Une équipe smr ayant laissé par inadvertance un compteur en marche, c'est elle même qui a lancé l'alarme) par l'eau puisée dans le lagon et désalinisée par nos propres moyens avec l'assentiment de l'infirmier qui se basait sur des tables erronées, combien de temps cela a duré, un tir, deux ou trois ?

Le technicien : …….. Nous étions tous conscients de la différence de traitement qui existait entre nous et nos collègues militaires. Il suffisait d'assister, après un tir, à l'évacuation du matériel exposé en zone Denise, en particulier, pour s'en rendre compte. Voir des personnels travailler en short et en tongs dans des endroits balisés de trèfles rouges nous faisait froid dans le dos....
.........
Sans commentaires... ils se nomment eux-mêmes "les cobayes de la république" !!!

9. Le mercredi 11 mars 2009 à 23:37, par poreho

Bravo Oscar, bravo Tea, bravo aux mains invisibles qui ont oeuvré pour que ce site sur les essaies existe!!! Merci Papapenu d'en parler sur ton site!!
Merci a l'eglise protestante de soutenir l'association Moruroa e Tatou
Depuis le premier essai , des personnes ont été contaminée, et aujourd'hui de nombreux sont morts dans d'atroces souffrances, sans que jamais la France ai en dossé sa responsabilité, sans que leurs souffrances puissent dire le nom du responsable, Aucune stele n'a été érigé par l'ETAT FRANCAIS , pour dire ..." Ces personnes sont mort pour la France" ....et pourtant ils sont morts, handicapés, d'une contamination honteuse qui est resté qu'un souffle , un souffle ....mortel
ou bcp attiré par les vitrines de la société de consommation ont vendu leur vie , pour s'offrir a eux et a leur famille "un peu de strass occidental"

Tartarin , ces dons du sang , sang contaminée... ahlalala , une piquouse pour tous ceux qui disent que la bombe est propre!!! soyons freres de sang !!!

Bon j'espere que sur ce memorial virtuel , toutes les personnes qui ont travaillé a moruroa pourront s'inscrire sur une liste virtuel mais public ... afin que nous sachions combien sont toujours en vie, et si ils sont malades....et puis permettre aux membres de famille de ceux qui sont morts , d'inscrire leurs morts , et dire a quel ils sont morts , et de quoi ... ainsi nous pourrons suivre "en live" la réalité des consequences des essaies

car on ne connait toujours pas le nombre de travailleurs sur moruroa, ni leur identité.... donc faudrait invité tout un chacun de venir inscrire le nom de ceux qui ont travaillé... afin que nous ayons une stele Virtuele et public pour ceux qui ont permis a la france MAIS aussi a l'EUROPE d'etre la 3eme puissance , et en securité!!

si la france ne veut pas nous donner la liste, nous pouvons inviter les medias a appeller chacun qui est concerné a s'inscrire .... et nous aurons la liste!!!

encore maururu

10. Le jeudi 12 mars 2009 à 00:25, par poreho

Papapenu ,
n'oublie pas ce lien .... n'oublie de mentionner , que des anciens travailleurs Maohi de moruroa , ont fait un recours pour etre reconnu "malade professionnelle" et que leur maladie soit considéré comme prenant origine dans leur travail a moruroa , le proces qui aura lieu au fenua , est prévu pour le 27 avril 2009 je crois , car cela fait bientot un an qu'on assiste a des renvoies incessantes ... mais je crois le 27 avril , maitre Teissonier , Phillipe neuffer vont plaider pour travailleurs , pourqu'enfin ils bénéficie du statut "maladie de travail " .....

www.moruroaetatou.com/

11. Le jeudi 12 mars 2009 à 17:07, par fariu

Trop facile de dire que tout appartient a l'histoire , un memorial vituel quand on etait assis a Papeete . Combien d'entre vous ont eu des morts dans votre famille ???? Combien d'entre vous a eu la gorge seche et la peau qui chauffait pendant les essais ?????
Arretez vos conneries , vous nous insultez NOUS QUI , plus que les autres habitants de PF ont bave , stresse , eu peur de cet enfer que VOUS , aujourd'hui , considerez si facilement comme un detail de notre histoire . Vous savez ou vous pouvez vous le mettre VOTRE MEMORIAL VIRTUEL ????????????


Le rapport de la mission Cousteau de 1987 précise que " la cheminée dans laquelle les éléments radioactifs se retrouvent après l'explosion constitue un véritable boulevard vers la surface. Quant au socle corallien (dans lequel ont été effectués des essais avant qu'ils soient transférés sous le lagon), il est traversé par des flux ascensionnels capables de transporter ces éléments en surface en cinq à dix ans."

Par ailleurs, en 1987-1988, le biologiste Abraham Behar a montré que les essais nucléaires effectués depuis vingt-deux ans à Mururoa avaient sérieusement endommagé la base volcanique du site et qu'il était devenu techniquement impossible d'effectuer beaucoup d'autres tirs compte tenu de la nécessité d'opérer à de plus grandes profondeurs dans la roche détériorée.

Enfin, les professeurs Hochstein et O'Sullivan, experts en mécanique des fluides géothermiques de l'université d'Auckland, fondant leurs estimations sur un modèle informatisé utilisant les profils de température et les données hydrologiques de Mururoa, ont affirmé que des atomes radioactifs, très dangereux et à longue période radioactive, remonteront vers le lagon de Mururoa dans un délai de dix à cent ans et non de mille ans, comme l'avait indiqué la mission Atkinson de 1984.

Plus récemment, le journal "Le Monde" a porté à la connaissance du grand public l'existence de failles dans le sous-sol de Mururoa. Malgré les explications embarrassées du Gouvernement, nul n'a été convaincu de l'innocuité de ces failles. Celles-ci existent bel et bien et il semble que les militaires eux-mêmes reconnaissent leur existence.

Ces failles prouvent que les explosions nucléaires sont une réelle menace pour l'existence, à long terme, de l'atoll, mais il y a plus grave. En effet, si ces failles dans le basalte s'aggravaient, elles pourraient atteindre les cavités dans lesquelles sont confinées les matières radioactives qui pourraient ainsi s'échapper dans l'océan Pacifique. Le risque pour l'environnement serait alors très préoccupant et malgré le manque de volonté de transparence du Gouvernement, nous devons affirmer qu'il y a bien là un risque majeur pour les générations futures vis-à-vis desquelles nous sommes redevables.



b) La pollution radioactive directe

Un rapport rédigé par d'anciens ingénieurs et techniciens C.F.D.T. travaillant à Mururoa, et publié par le quotidien "Libération" le 6 novembre 1981, comporte des informations quant à l'existence d'une décharge de 30 000 M2 et de 20 kg de plutonium à proximité. En mars 1981, cette décharge aurait été aménagée au nord de l'atoll pour y déposer divers déchets radioactifs scellés dans des sacs plastique étanches et des cylindres en acier (conformément à loi). Déjà, au début des années 1970, près de 20 kg de plutonium auraient été déversés sur le récif dans cette même zone et fixés par une couche de bitume.

Le danger tiendrait en particulier aux cyclones qui ont affecté l'atoll en 1980 et 1981, la violence des vagues arrachant une grande partie de la couche de bitume et dispersant dans l'océan du plutonium et d'autres déchets. Si ces faits s'avéraient vérifiés, les conséquences nuisibles des essais nucléaires français sur l'écosystème de l'atoll seraient réelles. www.dissident-media.org/i...

12. Le jeudi 12 mars 2009 à 17:30, par fariu

Monsieur Sarkozy ,
Nous avons contribue a ce que ce monsieur dit ; : « A la grande œuvre scientifique accomplie actuellement par la France, en dépit de toutes les difficultés – écrit le rapporteur, Jacques Denis Drollet – nous aurons ainsi apporté notre part, de la façon la plus désintéressée, et cela, jamais la France ne l’oubliera .

Aujourd'hui , Edouard Fritch prend le flambeau de ces annees horribles que nous avons vecu . Qu'est ce qu'il en sait lui ???? On ne l'a jamais vu venir protester contre les essais . A-t'il vecu dans les hangars sur les peue pendant des jours pour soi disant , etre a l'abri des retombees atomiques ?????

Tereori , mamu to oe vaha .

N'oubliez jamais que des elus sont signe l'accord qui nous jetait en pature aux consequences desastreuses de ces essais nucleaires .

Autre chose ; au vu de tous les rapports qui confirmaient le danger immediat dans lequel nous vivions dans nos iles , ont ils la compassion de nous faire venir a Tahiti par raison de protection et surtout d'humanite ????? Ils vivaient sur l'or pendant ces annees , sur le dos des autres , NOUS !!!!!!!!!!

J'ai plusieurs temoignages que je veux publier si on m'autorise .

Un Memorial Virtuel , quelle insulte venant soi disant d'un des notres !!!!!

13. Le jeudi 12 mars 2009 à 17:41, par fariu

TEAOMA'OHI ; jeudi 5 juillet 2007 par MOETIA



Ayant toujours lutté contre le nucléaire depuis la création du parti, il était naturel que se joignent aux représentants de l’association Moruroa e Tatou des représentants du Tāvini Huira’atira tels que Tea Hirshon, Sabrina Birk, Tauhiti Nena, les membres du bureau exécutif du COJT et de l’association Tiamaraa.com. Etaient également présents deux reporters japonais chargés d’effectuer une mission à Mangareva.
Certes, le 2 Juillet 1966, la Polynésie entrait dans l’ère nucléaire avec l’explosion de la première bombe dans le ciel Mā’ohi et aujourd’hui, cela fait 41 ans. Mais, ce lundi 2 Juillet 2007, il s’agissait principalement de se recueillir en mémoire des 318 travailleurs de Moururoa et Fangataufa décédés dont le rapport de leur mort et les conséquences néfastes des essais nucléaires n’ont jamais été établis.


L’association Moruroa e Tatou John Doom en pleine allocution. " Les essais nucléaires ont eu des conséquences graves sur la société mā’ohi sur sa façon de vivre, sur l’environnnement, sur la santé et sur la psychologie et la façon de réfléchir des polynésiens. Les polynésiens sont devenus par ce geste là complices. Ils ont été utilisés pour construire une arme nucléaire, une arme de mort. Quelque part, les polynésiens ne sont pas simplement victimes, ils sont doublement victimes puisqu’ils ont aussi une certaine culpabilité, peut-être pour certains, par rapport justement aux essais nucléaires qui sont passés dans notre Pays pendant 30 ans. L’association Moruroa e Tatou est une association d’anciens travailleurs, des victimes des essais nucléaires qui se battent pour qu’il y ait une reconnaissance des victimes des essais nucléaires.

La France qui est la Patrie des Droits de l’Homme, malheureusement, aux yeux des victimes des essais nucléaires, de Moruroa e Tatou ne remplit pas cette qualification là, à ce jour. La Patrie des Droits de l’homme, malheureusement, nous a laissé des morts dans nos familles. La Patrie des Droits de l’homme nous a laissé un héritage très lourd dans le sous-sol de Moururoa et Fangataufa. En tout, il y a eu 193 essais dont 152 sous-terrains. Et ça, nous devons le gérer pour toujours. Le peuple polynésien est lié au nucléaire pour toujours. J’ose encore penser que la La Patrie des Droits de l’homme, un jour se réveillera. C’est le Combat que nous menons. Nous devons mener un combat avec beaucoup, de dignité, avec beaucoup de courage, avec beaucoup de volonté pour que les victimes des essais nucléaires soient reconnues. Non seulement les polynésiens mais aussi bien les français. Le Combat est long. Malheureusement, l’Etat français, jusqu’à ce jour, est la seule Démocratie à affirmer que les essais nucléaires français ont été particulièrement propres malgré toutes les évidences, les preuves que nous apportons, les dossiers médicaux, les décès, les victoires qu’il y a quand même eu devant les tribunaux pour certains français en métropole. Malheureusement, à ce jour, aucun polynésien n’a encore eu gain de cause. Je vais en profiter aussi pour dire que le politique a une responsabilité très lourde dans ce dossier. Chacun de nous a une responsabilité. Père de Famille, enfant, homme politique. Nous avons tous une responsabilité dans ce dossier là parce que c’était quand même une décision politique qu’il y a eu pour que les essais se fassent. Et nous pensons que le politique a beaucoup à agir, beaucoup à faire pour que justement les droits des victimes soient reconnues. J’en profite pour interpeler les hommes politiques et nous le ferons directement. Nous irons rencontrer les dirigeants du Pays ou les hommes politiques de quelque bords qu’ils soient. Qu’ils s’assument, qu’ils assument leurs responsabilités. Des fois, il m’est navrant de voir que certains de nos hommes politiques... on a l’impression qu’ils ont tellement peur de l’Etat français qu’ils n’osent même pas parler du nucléaire. Je pense qu’il n y aucun mal à parler du nucléaire, au contraire. Je pense que pour certaines personnes qui ne le font pas, c’est un devoir. Je pense même que c’est un crime si on ne le fait pas, si on continue à ignorer qu’il y a eu des essais. Il y a eu des essais et c’est pour ça que ce soir, nous sommes là. c’est pour rappeler à la France que nous laissons une marque ici pour dire qu’il y a eu des essais nucléaires dans notre Pays, pas simplement pour nous mais pour nos enfants aussi." a déclaré Roland Oldham.

Ce dernier a également souligné la différence qu’il y a entre les lois de la CPS et la Sécurité Sociale en France, notamment, dans le cas de la leucémie qui localement n’est pas reconnue comme maladie professionnelle. Une polynésienne ayant travaillé au CEA atteinte de leucémie n’a pas obtenu gain de cause alors que le Directeur de ce même CEA , un métropolitain a obtenu le contraire. Donc, il est impératif que le politique, ici, se penche sur ce problème là pour faire en sorte que les lois changent dans ce pays pour l’obtention des mêmes droits. Pour conclure, il a encouragé la jeune génération à continuer le combat.

14. Le jeudi 12 mars 2009 à 18:32, par fariu

Plusieurs dizaines de polynesiens sont morts ???????? En sachant a quel point il est carrement fini en france , il aurait pu dire ; plusieurs centaines sont morts ...enfin , il se serait enfonce lui et Chirac .


LA DEPECHE
Editorial
Il l’a dit sans sourciller, mardi, à la tribune du Sénat. Avec le ton grave et sérieux qui va si bien aux sénateurs de la République française : “Personne aujourd’hui ne peut nier que plusieurs dizaines de Polynésiens sont morts des suites des retombées radioactives engendrées par les essais nucléaires français à Moruroa et Fangataufa”. Décidément, Gaston Flosse nous prend vraiment pour des imbéciles. Ou plutôt pour des amnésiques

15. Le jeudi 12 mars 2009 à 19:01, par fariu

Contamination à Moruroa

Historique
Au cours des campagnes de tirs aériens, il avait été procédé à des tirs appelés «tirs de sécurité» (tirs destinés à vérifier le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité d'une arme en cas d'accident), au-delà de la zone de Moruroa, baptisée «Denise». Ces essais avaient lieu sur terre et non au-dessus du lagon, comme pour les tirs nucléaires. Ils n'entraînaient pas de réaction de fission ou de fusion nucléaire, mais provoquaient, entre autre chose, la dispersion du plutonium, pulvérisé par l'explosion chimique - on peut estimer à plusieurs kilogrammes, la quantité de plutonium mise en jeu par ces essais -.
A la suite de ces tirs, et pour éviter que le plutonium pulvérisé, transporté par le vent, ne vienne contaminer l'ensemble de l'atoll, les autorités de l'époque décidaient de procéder à la fixation du Pu au sol, en faisant effectuer un goudronnage des zones contaminée. Ce faisant, les autorités répondaient aux besoins immédiats de non extension de la contamination, mais pensaient-elles que le Pu resterait ainsi fixé, pendant des millénaires? (période du Pu = 24.400 ans).
Les faits
Le 12 mars 1981, une tempête d'une rare intensité se déploie sur Moruroa. Des habitations de Base-vie sont évacuées en pleine nuit, parce que menacées par l'eau. Le lendemain matin, on constate le désastre:

· Désastres matériels évidents: des shelters détruits, des installations essentielles à la vie à Moruroa très endommagées (distillation de l'eau de consommation), des véhicules emportés, etc., etc. Certains quais sont déchaussés, etc., etc.
· Désastre sur l'environnement: le goudron fixant le Pu a été arraché, il s'est répandu sur le lagon et poussé par le vent de Nord-Ouest, il s'est dispersé sur les plages de Moruroa. Ainsi le goudron fixateur de Plutonium est devenu le véhicule du Pu, sous l'effet de la tempête.
Les fûts contenant des déchets radioactifs (gants, bottes, vêtements...) ont été également emportés et répandus sur le lagon où ils se déplaçaient au gré du vent, comme des bouchons.
Comment sont rapportés ce événements en métropole
Des missionnaires revenant de Moruroa rapportent ces nouvelles. Des discussions s'engagent. Des questions se posent:
«On voit des personnes en tenue chaude parcourir la plage de Base-vie avec des appareils de détection et pourtant la plage n'est pas interdite... Pourquoi?
Ces contrôles sont-ils positifs, négatifs, secrets ?
Tous les autres rivages et plattier sont interdits. Pourquoi la plage de Base-vie ne l'est-elle pas ?
Pourtant, selon la direction du vent, Base-vie aurait du être arrosée
Certains farés ont été envahis par l'eau. Sont-ils contaminés ?
Tous les animaux qui nous entourent et qui errent partout (chiens, chats, mouches, rats, etc.) ne transportent-ils pas de la contamination, eux aussi?»

p.28

16. Le jeudi 12 mars 2009 à 19:10, par fariu

Total se lance dans le nucléaire
Total se lance dans le nucléaire France Info - 14 janvier 2008

"Le voyage de Nicolas Sarkozy au Moyen-Orient est l’occasion pour Total de révéler ses ambitions nucléaires. Le groupe pétrolier veut construire deux réacteurs EPR aux Emirats Arabes Unis, en partenariat avec Areva et Suez. C’est un concubinage inédit, sous les auspices de l’autorité de l’eau et de l’électricité d’Abu Dhabi (Adwea). L’électricien émirati cherche à acquérir deux centrales nucléaires. Elles serviront surtout à dessaler de l’eau de mer, enjeu primordial en plein désert. Pour remporter le marché, les trois grands groupes ont fait cause commune, et rendront une seule copie pour trois. Areva, logiquement, s’occuperait de fournir les deux centrales. Elle construit déjà un réacteur EPR en Finlande. A Suez reviendrait l’exploitation. Le groupe franco-belge est bien connu aux Emirats, où il s’occupe d’une centrale qui produit le quart de l’électricité du pays. Une centrale d’ailleurs exploitée avec le troisième larron du trio : Total. En s’introduisant dans le secteur nucléaire, le pétrolier concrétise une “réflexion approfondie”. Il projette de sortir du seul pétrole pour investir toutes les formes d’énergies, du solaire au nucléaire en passant par le gaz. Mais pas question de conquérir ces nouvelles terres au pas de charge. Total veut rester prudent : pas de prise de participation, pas d’aventure en solo."

Espérons que TOTAL soit plus intransigeant sur la sécurité qu'a l'époque de l'Erika sinon TOUS AUX ABRIS.

17. Le jeudi 12 mars 2009 à 19:26, par fariu

Areva vs France 3: "Si la radioactivité était mortelle ça se saurait!"

www.lepost.fr/article/200...

18. Le jeudi 12 mars 2009 à 19:30, par fariu

Merci de me publier , c'est en memoire a ma famille , mes feti'is et tous ceux qui faisaient aveuglement confiance a ((((( notre mere patrie ))))) Je reviendrai .

19. Le jeudi 12 mars 2009 à 20:38, par hotutea

Iaorana Fariu,
merci de ses nouvelles, ne t'arrêtes pas et dit nous tout ce que tu sais sur les évènements locaux touchants ces essaies nucléaires.
parahi

20. Le jeudi 12 mars 2009 à 21:08, par Tartarin

Ia ora na Fariu,
Merci pour tout les articles que tu as posté sur ce sujet, intéressants pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de les lire par ailleurs. :-)
Par contre, je n'ai pas compris, dans ton post 11, premier paragraphe, pourquoi tu te sentais insulté par un hommage aux victimes du nucléaire. Ensuite pourquoi ce mémorial nous devions nous le mettre (je ne sais où ?) cela parce que nous n'avions pas eu "la chance" de participer de près à l'exploision de ces bombes comme toi et aussi parce que nous n'avions pas été victimes du nucléaire (quoique j'ai des doutes la-dessus).... Enfin,ce n'est pas de notre faute !!! :-(

21. Le jeudi 12 mars 2009 à 22:49, par fariu

Ia orana Tartarin ,

?) cela parce que nous n'avions pas eu "la chance" de participer de près à l'exploision de ces bombes comme toi et aussi parce que nous n'avions pas été victimes du nucléaire (quoique j'ai des doutes la-dessus).... Enfin,ce n'est pas de notre faute !!!

Tu es dis '' la chance '' ???? Pourquoi te sens tu vise , je n'ai jamais cite qui que ce soit .

Dans cette affaire des essais nucleaires , il y a deux clans ; ceux qui ont lachement ete les observateurs de ces carnages legaux ainsi que ceux qui ont contribue de pres ou de loin......ou ceux qui etaient ouvertement contre .Dans quel groupe , tu te situes ??????

Merci Hotutea pour ton accueil .

22. Le jeudi 12 mars 2009 à 23:05, par fariu

Au fait , vous vous etes demande pourquoi la PF n'est plus aussi riche que pendant les essais nucleaires ??????? Chez nous , on continue comme avant , meurtris et modestes .

Reponse ; vous avez invite le DIABLE et vous avez mange dans sa main ....et bien mal acquis ne profite jamais .

23. Le jeudi 12 mars 2009 à 23:17, par Tartarin

Fariu,
Ne prends pas mal mon commentaire, j'ai mis "la chance" entre guillemets, tu comprends pourquoi....
Je ne me sens pas visé, je dis "nous" parce que nous sommes innocents, ne nous trompons pas de cible....
Dans quel camp je me situe ?
et bien je vais faire mes aveux :
De Décembre 63 à Mars 64, j’étais bidasse à Moruroa, je construisais des fare niau, sans savoir la suite,
Jusqu’en juillet 66, je ne savais pas,
de 66 à 69, j'étais témoin sans comprendre... et puis j'allais danser tout les soirs (dois-je avoir des regrets ?),
en 69, j'ai tout plaqué à mes dépens et je suis parti en Nouvelle-Calédonie (culpabilité ?),
en 71, je suis revenu et j'ai été contre ouvertement.
Suis-je acceptable ?
Au fait, et toi ? qui était témoin visuel des explosions, où étais-tu ?
N'ais aucune crainte, je ne juge pas... :-)

24. Le jeudi 12 mars 2009 à 23:35, par fariu

Si c'est la meme personne derriere ce pseudo , quel changement entre deux sites !!!!!

LA DEPECHE

''de reconnaître les méfaits occasionnés à la Polynésie par les essais nucléaires de Moruroa et Fangataufa, de reconnaître les mensonges des gouvernements français qui se sont succédés depuis le début.
Il n'est jamais trop tard pour reconnaître les erreurs passées ''

Sur LA DEPECHE

Mieux vaut tard que jamais
Par Tartarin, mars 12, 2009

Monsieur le sénateur Gaston Flosse, je vous félicite de reconnaître les méfaits occasionnés à la Polynésie par les essais nucléaires de Moruroa et Fangataufa, de reconnaître les mensonges des gouvernements français qui se sont succédés depuis le début.
Il n'est jamais trop tard pour reconnaître les erreurs passées.
Vous avez mon soutien complet .

ici ; " parce que nous n'avions pas été victimes du nucléaire (quoique j'ai des doutes la-dessus

Quel Ma'ohi va apporter son soutien complet a quelqu'un qui savait la verite et qui , 40 ans apres vient encore mentir sur le nombre de morts ????

Ca sent le vrai farani a plein tube !!!!!

25. Le jeudi 12 mars 2009 à 23:46, par fariu

Tartarin ,
excuses moi , je ne cherches pas a t'attaquer ou te vexer . La prochaine fois , j'essaierai de moderer mes commentaires car ce sujet me fait chialer et me revolte a chaque fois qu'on l'aborde .

26. Le vendredi 13 mars 2009 à 03:50, par Tartarin

Fariu,
Je ne t'en veux pas, moi aussi j'ai pleuré et été révolté quand j'ai vu l'emmission sur les Gambiers....
Et quand j'en parle encore, j'ai la gorge serrée....
Oui, c'est moi qui ai écrit sur la Dépêche, mais ne te m'éprends pas sur le sens de mon post. Tu constateras que dans les deux je donne l'avis qu'il n'est jamais trop tard pour reconnaître les erreurs passées.
Quand à mon soutien complet, c'est dans cette reconnaissance des erreurs passées. Je me doutais que ces termes choqueraient certain...
Et cette pensée n'est pas "farani", mais chrétienne.... (et pourtant je suis athée !)
Amitiés

27. Le vendredi 13 mars 2009 à 08:32, par fariu

Bonjour Tartarin ,

Merci de me comprendre . J'aimerai repondre a tes questions posees ci dessus .

Q... pourquoi tu te sentais insulté par un hommage aux victimes du nucléaire.
R ; cette hommage est a mes yeux comme si on jetait l'eponge en laissant l'etat decider s'il veut ou non dedommager les personnes mortes suite aux essais nucleaires .


" C’est notre devoir de lever le voile sur cette histoire pour ceux qui ont vécu cette période sans jamais vraiment la connaître, notre enseignement scolaire étant entièrement tourné, jusque dans les années 80, sur l’histoire de France et pas sur notre propre histoire."

...Notre propre histoire a commence quand '' ils '' ont envahi et tue des centaines de Ma'ohis qui defendaient leur pays et maintenant , une autre tache de sang avec les essais nucleaires . Deux siecles qui separent ces evenements avec comme perfusion , un paquet d'argent pour nous hynoptiser ..???!!!!! Notre histoire avec deux grosses taches de sang ; pour nous occuper et tres bientot , pour nous ''larguer ''.

A part les artifices ou progres qu'on a de plus en plus de mal a garder , education , hopital , ca nous a rapporte quoi la presence de la france ????

''Il a encore précisé et c'est une volte face sur les positions tenues et soutenues par le CEA pendant tant d'années : I Que ces essais nucléaires aient eu, à court terme, des conséquences sur la santé de certains travailleurs, employés sur les sites, est aujourd’hui indéniable. Que ces essais nucléaires aient, à long terme, des conséquences environnementales, est également à envisager. Mais de grâce cessons d’en faire un sujet de conflit et de discorde entre Polynésiens ! ''

..bien sur , cessons ce conflit de discorde entre les polynesiens qui s'engraissaient comme des cochons sur le dos de ceux qui etaient bloques sur les iles en proie aux radiations atomiques . Plus tot , on fera taire ces histoires horribles , mieux on sera chez vous a Tahiti .
Question de conscience .

''Rappelons-nous que c’est notre assemblée territoriale, démocratiquement élue, qui a pris la décision de céder les atolls de Fangataufa et Moruroa, permettant ainsi la tenue des essais nucléaires. ''
...Les membres de ma famille , les feti'is et tous les polynesiens de ces iles qui sont morts n'ont jamais ete consultes pour savoir s'ils etaient d'accord . Quand les rapports sont sortis sur le danger des essais , aucun habitant a ete transfere sur tahiti .

Pour que ce site puisse etre un Memorial , meme virtuel , du moment que l'etat a reconnu ses erreurs en dedommageant quelques personnes , on aurait du mettre la mention ;

''CEUX QUI SONT MORT POUR LA FRANCE ''


Nous avons contribue « A la grande œuvre scientifique accomplie actuellement par la France, en dépit de toutes les difficultés – écrit le rapporteur, Jacques Denis Drollet – nous aurons ainsi apporté notre part, de la façon la plus désintéressée, et cela, jamais la France ne l’oubliera .

De la facon la plus desinteressee ?????? plus de 100 millions cfp , on pleurniche encore puisque SARKOZY s'en fout de ce que CHIRAC a signe .


''La France qui est la Patrie des Droits de l’Homme, malheureusement, aux yeux des victimes des essais nucléaires, de Moruroa e Tatou ne remplit pas cette qualification là, à ce jour. La Patrie des Droits de l’homme, malheureusement, nous a laissé des morts dans nos familles''

Pour terminer , Moruroa e Tatou le dit tout haut mais pas assez fort pour voir des reactions plus positives de l'etat .

OUF , l'etat doit sourire !!!! Maintenant , ces indigenes ont leur Memorial Ma'ohi VIRTUEL , ils vont nous foutre la paix .

28. Le vendredi 13 mars 2009 à 08:54, par fariu

Tartarin ,
En relisant tes commentaires , j'ai vu les personnes qui
'' se nomment eux-mêmes "les cobayes de la république" !!!

Je pense que des centaines , voire milliers de polynesiens pourront se nommer ; '' les condamnes a mort de la republique,,ou,,, envoyes a l'abattoir par amour pour leur mere patrie ''.

Merci de me publier .

29. Le vendredi 13 mars 2009 à 09:44, par fariu

Ce n'est que mon humble avis mais j'aurai prefere que ce Memorial Virtuel ait ete presente par notre president Oscar Temaru , Unutea Hirshon , ceux qui ont toujours proteste contre les essais . Ceux qui connaissent les rouages de la politique , la portee des gestes et des mots comprendront .

''“Certains verront un paradoxe dans le fait que ce soit le président actuel de l’Assemblée, issu du Tahoeraa huiraatira, qui présente ce site initié par l’ancien président de cette institution, leader du Tavini huiraatira”, déclarait hier Édouard Fritch, au cours de son allocution. “Mais les autres comprendront qu’il ne s’agit plus aujourd’hui de prendre des positions partisanes révolues. Il s’agit d’Histoire”.

Quoiqu'on dise notre METUA est un fin limier et un orfevre hors pair en politique !!!!! Felicitations !!!! Comme on dit ; joli coup peretiteni !!!!

TEAOMAOHI
Selon le leader du Tävini Huira’atira : « Des gens ont écrit pas mal sur notre histoire. Il est temps que nous écrivions nous-mêmes notre histoire et d’utiliser les moyens informatiques pour pouvoir le faire. Je remercie les acteurs et els actrices qui ont donné de leur temps pour faire ce site où notre jeunesse pourra aller s’informer. Un peuple qui n’a pas d’histoire, ça n’existe pas Donc voilà l’intérêt de ce site, de notre histoire jusqu’à aujourd’hui et pour l’avenir. Vous vous rendez compte un peu jusqu’où ça peut aller. Je viens de dire que, De Gaulle, à son époque, avait décidé que la France sorte de l’OTAN, que la France soit un pays libre et indépendant. Pour pouvoir le faire, il fallait tout de suite penser à la seule arme qui peut, si on peut utiliser ce terme, protéger un pays et être parmi les grands de ce monde, c’est l’arme atomique. Et où le faire ? L’Algérie allait accéder à son indépendance donc il fallait faire ça chez nous. Et la France est dotée de cette arme aujourd’hui et décide, par le biais du président Sarkozy de retourner vers l’OTAN, libre pays indépendant. Nous avons participé à l’histoire de la France. »

Evidemment présent à cette cérémonie, Roland Oldham, président de l’association Moruroa e Tatou a félicité l’initiative car selon lui, ce site est donc est une excellente source d’informations pour nous aider dans notre quête de reconnaissance de la part de l’Etat des conséquences des essais nucléaires. Mais pour lui, il reste encore beaucoup de choses à faire : « En plus de ça, il faut mettre en place un centre de documentations pour que les jeunes, notamment les étudiants puissent s’y rendre pour y faire des recherches. Il est attendu également de la part des élus de nombreuses actions à mener. Ce n’est que le début. Les élus doivent réaffirmer leur statut de représentants du peuple aux yeux de la France sinon celle-ci les dévalorisera toujours ainsi que le peuple tout entier de la Polynésie notamment lors du vote qu’ils ont effectué sur l’ouverture des archives sur les conséquences des essais nucléaires. Concernant la loi sur les anciens travailleurs de Moururoa, je leur demande également de mettre en place des projets de loi sur ce sujet. Ce n’est pas seulement à la France de décider parce que nos hommes politiques ont été élus par le peuple et ils doivent défendre l’intérêt de tous ceux qui ont été victimes des essais nucléaires de Moururoa. Même si l’Etat n’y prête pas attention mais qu’il soit conscient que c’est le peuple tout entier qui se manifeste. Dans un futur proche, il y aura un jugement, le 27 Avril. Ce sera le premier jugement sur le territoire. Nos avocats arriveront de France et l’Etat sera jugé par son propre tribunal. »

Pour sa part, le Vice - Président du Pays, Antony Géros a déclaré : « J’applaudis des deux mains l’inauguration de ce site virtuel qui a été ouvert pour sensibiliser non seulement l’opinion publique locale mais également internationale et aider les étudiants qui veulent approfondir leurs connaissances au sujet des expérimentations qui ont été menées dans les années 60 et 70 jusqu’en 95 en Polynésie. » Il a souligné que chaque fois qu’on pourra faire quelque chose pour communiquer sur ce sujet, ce sera toujours une avancée. Et de reconnaître que le fait même que ce soit les experts qui ont construit le rapport aux essais nucléaires qui ont conçu ce site va véritablement il en est sûr, être un moyen pour tous les jeunes qui souhaiteraient approfondir leurs connaissances dans ce domaine d’aller chercher la bonne information à cet endroit.

Selon Tea Hirshon, il est important de connaître tout le mouvement de résistance qui s’est créé autour de ces essais nucléaires et d’en connaître les personnages clés comme le président du pays, Oscar Temaru, les Danielsson, le sénateur Pouvanaa et bien d’autres .

Il y a de belles photos , allez faire un tour ;

www.teaomaohi.pf/spip/spi...

30. Le vendredi 13 mars 2009 à 11:49, par fariu

J'ai retrouve cet article dans mes dossiers . Publie sur hitunews .

Voyage au temps des essais : douze ans après le dernier tir souterrain nucléaire, le sujet reste sensible. Marius Chan, gendarme à Moruroa de 1978 à 1981, les a vécus. Témoignage d’un homme marqué.


Hitu News : Quelle était votre fonction à Moruroa ?

Marius Chan : Celle de n’importe quel gendarme français. Mais sur le site nucléaire, on a des missions définies : surveiller l’arrivée et le départ des caravelles, fouiller les gens à leur arrivée et les identifier, surveiller si les gens sont dans un syndicat ou affiliés à un parti politique, etc.



Tout citoyen français pouvait-il venir à Moruroa ?


Seuls les gens embauchés depuis Papeete pour y travailler pouvaient venir. Nous étions tenus par le droit de réserve, directement reliés à l’État.



Êtes-vous allé à Moruroa sur votre demande ?


Non, on m’y a envoyé.



Combien de gendarmes étaient en faction sur l’atoll ?


Huit gendarmes. La présence de gendarmes polynésiens, les COM (Cadres d’outre-mer) était nécessaire pour assurer un équilibre, et intervenir en particulier auprès des Polynésiens. Sur le site on n’avait pas le droit de faire du grabuge, les gens étaient parfois ramenés à Papeete en caravelle. On devait vivre, manger, travailler… et éviter les discussions politiques.



Étiez-vous présent lors des tirs ?


Seulement pour des tirs souterrains.



Comment ça se passait avant un essai ?


Moruroa était un cercle fermé. Tout le monde savait à quelle date et quelle heure il y avait un essai. Ça ne se décide pas du jour au lendemain ! Le matin de l’essai, on faisait l’appel de chaque personne de chaque entreprise. Si une personne manquait, le tir ne se faisait pas.



Il ne pouvait donc y avoir personne dont on ignorait la présence ?


Non, impossible. Avant l’essai, les gens étaient placés sur des bases de sécurité.



Comment étaient-elles ?


C’était en ferraille. On faisait monter les gens sur une plateforme posée sur des pylônes. C’était ouvert, à l’air libre. En fait, on parquait les gens.



C’était donc davantage pour rassembler les gens que pour les protéger dans un abri ?


Oui, car les tirs étaient souterrains. Après, nous faisions notre ronde sur la route menant au point 0. On devait contrôler côté lagon comme côté océan. Il y avait la légion étrangère et les forces armées. Chacun avait son rôle de surveillance. Les gendarmes assuraient le barrage à partir de la zone vie. Plus personne ne devait traverser. Il y avait ensuite la sirène. C’était lugubre à entendre. Ça servait à alerter tout le monde. Commençait alors le compte à rebours.



« On devait éviter les discussions politiques »



En tant que gendarme, que faisiez-vous pendant le tir ?


Nous restions à la limite de la zone vie. Nous n’étions pas debout. On devait se mettre en position accroupie. Après le compte à rebours, une fois que la bombe était lancée, on n’entendait pas de bruit mais le sol de l’atoll se soulevait.



Cela ressemblait-il à un tremblement de terre ?


Il m’est très difficile de décrire. Accroupis, nous avions les mains à même le sol. L’atoll se secouait. Je crois que c’est pour ça qu’on ne devait pas rester debout. Au large, côté océan comme à l’intérieur du lagon, on avait l’impression qu’une pluie fine tombait. On ne voyait plus d’oiseaux. Le sol vibrait puis se stabilisait. Ensuite, le barrage restait maintenu. Du personnel scientifique venu de métropole, bien protégé, devait passer le barrage. Nous appelions pour vérifier s’ils étaient habilités à passer le barrage.



Que faisait ce personnel scientifique ?


Il se rendait sur le point 0 accompagné de gendarmes pour assurer leur sécurité. On était armés, nos pistolets étaient chargés. Ils faisaient ensuite leur travail mais notre mission s’arrêtait là. Franchement, je n’ai pas eu l’idée de demander à quoi servaient leurs appareils. Ils faisaient des prélèvements sur le sol et dans l’eau de mer.



Que se passait-il après le tir ?


Il y avait un repas amélioré avec du vin, des fruits, de la glace, etc.



N’y avait-il pas de remous dans l’eau lorsque la terre se secouait ?


Sur la route qui mène au point zéro il y a eu des affaissements de la route et de la plateforme de corail. L’océan et le lagon se rencontraient. Il y a eu des accidents et même des morts emportés par les vagues. Il y avait une grosse vague qui passait par-dessus l’atoll quand il y avait des tirs. C’était la légion étrangère qui était chargé de refaire cette route, pas en goudron mais en ciment.



Aviez-vous des relations amicales avec d’autres membres de l’armée ?


Il y avait les trois corps d’armée et nous mais nous ne nous fréquentions pas. Les trois armées –air, terre et mer- faisaient de la pirogue, de la voile, de l’haltérophilie, etc. ; mais en tant que gendarmes nous n’avions pas droit à cela. On travaillait 15 jours à 3 semaines sur le site puis on rentrait à Papeete pour respirer un peu ! Mais il m’est arrivé de rester plus d’un mois.



Le sujet des essais nucléaires était-il abordé à l’époque, dans la vie quotidienne ?


Non, jamais. Je me souviens d’un accident. Quelqu’un qui avait consommé du pahua, du bénitier et du poulpe cuit avec du lait de haari. Quelques heures plus tard il s’est retrouvé avec des plaques sur lui. Il se mordait la lèvre et la langue. Il avait des démangeaisons sur le corps entier. Il s’est vautré dans du gravier pour se calmer ! Je devais monter à l’intérieur de l’ambulance pour voir l’état de la personne afin de faire mes constatations. Mais un officier supérieur m’a défendu de monter dans l’ambulance. Je pensais que c’était un gag. Je lui ai dit que je devais faire mes constatations. L’officier m’a dit que je ne pouvais pas monter. Mais j’ai vu le nez et le front du blessé. Il avait des plaquettes rouges sur la peau. Je n’ai donc pas pu faire mon travail. Je lui ai dit que j’en rendrai compte à mes supérieurs. Il a accepté. Le malade a été transféré à l’hôpital puis un avion est venu le chercher de Paris.

Quelques jours après lors d’une patrouille nocturne, on s’était arrêté à la soirée cinéma. C’est là qu’on m’a annoncé qu’il était mort d’un arrêt cardiaque. C’est à ce moment là que je me suis rendu compte qu’il y avait anguille sous roche, qu’on nous cachait beaucoup de choses. Après, j’ai demandé à ne plus être affecté sur le point zéro sans être protégé. On m’a répondu que j’étais un emmerdeur de la République. À partir de là, bonjour les dégâts pour moi !

C’était ma dernière année. Ensuite on m’a affecté ailleurs.

L’État cache pas mal de choses jusqu’à aujourd’hui. Quand j’entends les critiques de gens qui disent qu’on est bien content de manger l’argent de la France, je dis oui, mais à quel prix ?

31. Le vendredi 13 mars 2009 à 12:44, par Tartarin

Ia ora na Fariu,

Je suis d'accord avec tes derniers commentaires. Les textes, je les connaissais, travaillant sur ce sujet depuis de nombreuses années.
Pour le site qui vient d'être créé, je ne pense pas qu'il jette l'éponge sur le passé.... enfin, du moins j'espère au contraire qu'il motivera nos successeurs qui n'ont qu'une vague idée de cette période.
Moi, je ne me fais plus d'illusion, je partirai avec tout ce que j'ai appris durant ces dernières decennies.
Continuez le combat et soyez vigilants ! :-)

32. Le vendredi 13 mars 2009 à 13:00, par Tartarin

Fariu,

Je viens de lire à l'instant les derniers commentaires sur la Dépêche concernant l'article dont nous parlions.
Les PPP dont la plupart résident en France, s'en donnent à coeur joie... Les insultes sur mon pseudo pleuvent !!! LOL
Cela me réconforte, ça veux dire que j'ai visé juste....

33. Le vendredi 13 mars 2009 à 14:06, par fariu

Ia ora na Tartarin ,

Je viens de faire un petit dodo , ca fait du bien . Tu devrais prendre ce pseudo quand tu veux provoquer ; Patia Nono ..

Qu'en penses tu de cet article de Ch. B ?????

Pourquoi Flosse a-t-il soutenu pendant si longtemps les essais nucléaires ?

Tout d'abord il n'a pas été celui qui a fait don à la France de Moruroa.

Par 3 voix contre 2 la commission permanente a cédé gratuitement Moruroa à l'Etat français moyennant quand même une petite location de 5000 Frs par mois à une société d'exploitation du coprah,il n'a pas été non plus celui qui en I962 a créé le centre d'expérimentation (CEP) c'est à dire, installation intermédiaire sur l'atoll de Hao et site de tir à Moruroa aux confins de l'archipel des Tuamotu

C'est en 1966 que la Polynésie entrera dans son ère atomique jusqu'en 1995, l'Etat n'a eu de cesse d'assurer que les conditions de sécurité étaient réunies. N'étant pas un scientifique, Flosse comme d'ailleurs les journalistes locaux et nationaux ( des spécialistes ), invités sur les sites ne pouvaient que croire ce que d'éminents savants atomiques ou de hauts gradés venaient leur expliquer. D'autant que de nombreuses missions scientifiques composées de Néo zélandais, d'Australiens etc... dont les gouvernements étaient violemment opposés à nos expériences affirmaient dans leurs rapports que la France était un modèle au plan de la sécurité et qu'ils n'avaient relevé aucune fuite radioactive à la suite des tirs. Comment ne pas les croire et même d'être fiers de ne pas être dans ce domaine aussi désinvoltes que les Anglais en Australie ou les Américains à Bikini . Recevant rapports et comptes rendus, Gaston Flosse, gaulliste de coeur, ne pouvait que défendre ce qu'il croyait, de bonne foi, inoffensif. De même que la presse d'ailleurs après explications et interviews de nombreux responsables. Par ailleurs,il faut bien avouer que les Polynésiens se battaient à l'époque pour être embauchés sur les sites, bien payés, bonnes retraites, il fallait user de toutes ses relations pour avoir cette formidable opportunité de travail à l'époque. Tout ceci pour dire qu'il est injuste d'accuser encore une fois le sénateur Tahoeraa de tromperie... car l'ensemble de la classe politique et de la population a été complice de l'Histoire en excluant bien sûr les anti nucléaires .

Tu dois avoir des tas d'elements a ce sujet .

34. Le vendredi 13 mars 2009 à 14:13, par Tutu

Continues , on te lit .

35. Le vendredi 13 mars 2009 à 14:29, par Tartarin

Fariu,

Christine Bourne a été depuis 1975, ma boussole politique... une boussole qui indiquerait le sud... c'était facile, quand j'hésitais, je lisais CB et je faisais l'inverse.
Pour le texte de la donation de Moruroa à l'état, je l'avais publié sur ce forum :
«Article 1er. Sont cédés gratuitement, en toute propriété, par le Territoire à l'État, pour les besoins du Centre d'Expérimentations du Pacifique, les atolls domaniaux de MORUROA et de FANGATAUFA, situés dans l'archipel des TUAMOTU.
Cette cession est consentie sous la réserve que l'État fera son affaire personnelle, au nom et pour le compte du Territoire qui lui donne tous pouvoirs à cet effet, de l'éviction et de l'indemnisation éventuelle de la Société «Tahitia» actuelle locataire de l'atoll de Moruroa, sans que ledit Territoire puisse être inquiété ni mis en cause à cette occasion.
Au cas de cessation des activités du Centre d'Expérimentations du Pacifique, les atolls de Moruroa et de Fangataufa feront d'office retour gratuit au domaine du Territoire dans l'état où ils se trouveront à cette époque, sans dédommagement ni réparation d'aucune sorte de la part de l'État.
Les bâtiments qui s'y trouveront édifiés à cette même époque, ainsi que le matériel laissé sur place, deviendront propriété du Territoire, sans indemnité.»

Ce texte date de février 1964 et a été adopté par la commission permanente (et non l'assemblée) par 3 voix contre deux. Les participants étaient Jacques-Denis Drollet, rapporteur, Jacques Tauraa, président de l'AP, Alexandre Legayic, president de la CP, et 2 autres (?).

La fameuse contrepartie :
LES 100 MILLIONS DE LA BOMBE
Voici revenu le temps des missionnaires. Pas les évangélistes du siècle dernier, mais les élus locaux, qui inaugurent en cette fin d'année le rite des pèlerinages d'assistance à Paris.
Armés de leur motion d'attachement à la République française, le président de l'Assemblée Jacques Tauraa, et une délégation de la majorité comprenant, notamment, John F. Teariki, Alfred Poroi, Frantz Vanizette, Jacques Denis Drollet, à qui se sont joints Rudy Bambridge et le gouverneur Aimé Grimald, vont quêter 100 millions de f. C.F.P. pour boucler leur budget.
Ils errent quelques jours dans les bureaux ministériels à la recherche d'un interlocuteur valable, et cependant que Rudy Bambridge, grâce à son entregent parisien, obtient une entrevue avec le ministre des finances, Valéry Giscard d'Estaing, le général de Gaulle les reçoit à l'Elysée.
A la motion d'attachement qu'on lui soumet, il répond : «II n'y a aucune chance pour que cédant à la facilité, nous laissions s'effacer la France». Et puis, suivant son habitude, sous couvert de s'informer, il monologue, annonce que pour remercier la Polynésie, il lui donne le C.E.P. solution économique et financière aux problèmes des élus :
«II est certain que cette installation est faite avant tout dans un but de Défense nationale et pour des raisons que vous connaissez bien. Nous devons régler certaines questions ensemble, la bonne volonté et une mutuelle compréhension faciliteront les choses. Je connais vos problèmes économiques et budgétaires que vous venez de me rappeler. L'installation de ce Centre devra être profitable à l'expansion et à l'équipement de votre Territoire».
Intimidés — qui ne l'a pas été dans un face à face avec de Gaulle ? —, ses interlocuteurs n'osent guère intervenir. Tout de même, Jacques Tauraa se lance. Il signale qu'au sein de l'Église évangélique, des craintes se sont manifestées...
«Dites à vos pasteurs — réplique de Gaulle en substance —, qu'ils fassent d'abord cesser les expériences nucléaires russes et américaines. »
Les missionnaires rentreront à Tahiti avec les 100 millions en poche, et la bombe.
(« De l’atome à l’autonomie » Philippe Mazellier)

En effet à cette période, Gaston Flosse n'était pas rentré en politique.
Je présice que depuis 1975, j'ai toujours été un de ses opposants (avec Francis Sanford au début, ensuite avec IMTN à partir de 1981).

Quant à l'action de GF par la suite, je suis en complet désaccord avec lui.
Mais je ne le condamne pas, car je ne suis pas juge...
Je ne lui jette pas la pierre, car je ne suis pas bourreau...
Il faut aussi penser à l'avenir !

Bonne journée


36. Le vendredi 13 mars 2009 à 17:11, par Tartarin

Fariu et les autres lecteurs,

Je vais te raconter une anecdote :
En 1977 ou 78, je travaillais à l’ORSTOM et nous venions de recevoir un jeune chercheur botaniste, style hippie, très écolo, nous sommes devenu de suite amis.
La date anniversaire des mouvements antinucléaires approchant, il me demanda de l’amener à la manifestation et au défilé traditionnel en cette occasion, n’ayant jamais manqué cela auparavant. J’acceptais, mais le prévenais qu’il risquait d’être déçu.
Le jour dit, nous nous rendîmes avenue Bruat (devenue avenue Pouvana’a) et là, assez gêné, nous sommes restés sur le bord du trottoir sans nous mêler à la « manifestation ». Cette manifestation comprenait en tout et pour tout, deux personnes, Henri Hiro et Rafio, en pareo, Rafio soufflant dans un pou. Les gens qui passaient dans leur superbes voitures se moquaient d’eux et, même, des insultes fusaient….. Sans commentaire !!!
Pourtant cinq ans avant (1972 ou 73), Francis Sanford, le sénateur Pouvana’a, le Bataillon de la Paix défilent dans les rues de Papeete à la tête de 4 à 5.000 personnes. En 1977, fini !!!! un nouveau statut, un député supplémentaire… la politique néo-coloniale du gouvernement français avait œuvré…
(Le Bataillon de la Paix : Jean-Jacques Servan-Schreiber, surnomné le turlupin de la politique par Jacques Chirac, la député Anne-Marie Fritsch, le général de la Bollardière, Brice Lalonde, le père Charles Avril, le pasteur Richard Mollard, Jean-Marie Muller et l’abbé Jean Toulat).
Je suis à ta disposition pour d’autres documents si tu le souhaites : iamanatenunaa@mail.pf

37. Le vendredi 13 mars 2009 à 19:06, par hotutea

Iaorana tartarin et fariu,
Je confirme ce que dit tartarin car j'étais dans la marine nationale ces années la, et depuis 1976 j'ai participé à toutes les manifestations anti-nucléaires et à toutes les marches pour notre souveraineté.


38. Le vendredi 13 mars 2009 à 20:40, par brad

Yo
N'en jetez plus, ça suffit, on a compris.
Même Flosse était contre. Non mais, qu'est-ce que vous croyiez?
Si on nous parlait un peu de notre nouvelle majorité et de ses actions pour le changement "social, économique et culturel" (comme ils disent).
Parce que à part les SEM qui ont leurs nouvelles équipes et qui vont, de ce fait, être bientôt rentables on n'entend pas grand chose.

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